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Facebook a laissé des enfants faire des achats en ligne sans le consentement d’un parent

Une fillette avec des lunettes regarde l'écran d'une tablette.
Certains enfants avaient dépensé plusieurs milliers de dollars avec la carte de crédit de leurs parents. Photo: iStock
Radio-Canada

Facebook savait que des enfants dépensaient jusqu'à plusieurs milliers de dollars à l'insu de leurs parents, mais n'a rien fait pour les en empêcher. Cette situation profitait au géant californien, qui refusait de rembourser les utilisateurs jusqu'à ce qu'un juge l'oblige à le faire.

C’est ce que révèlent des dizaines de pages de documents internes dévoilés jeudi dernier.

Les cas préoccupants concernent des enfants qui utilisent le compte Facebook d’un proche sur lequel un numéro de carte de crédit est enregistré. Selon le Center for Investigative Reporting, qui a enquêté sur cette histoire, des applications, dont de nombreux jeux vidéo prisés des enfants, comme Angry Birds, n’exigeaient pas que l’utilisateur entre un mot de passe ou un code de sécurité pour effectuer des achats.

Selon des documents internes, Facebook a profité de cette absence de protection, engrangeant parfois des centaines de dollars par jour en provenance d’un seul compte. Des employés du réseau social avaient même l’habitude de surnommer ces enfants dépensiers « baleines » (whales), un mot utilisé dans les casinos pour désigner les personnes qui misent de très gros montants d’argent.

Un courriel interne parle d’ailleurs du phénomène des gens qui dépensent de l’argent sans s’en apercevoir comme étant de la « fraude amicale » (friendly fraud). Facebook a spécifiquement demandé à des concepteurs d’applications de ne pas chercher à bloquer la fraude amicale, une pratique qui rendait de nombreux employés mal à l’aise.

Ces notes internes avaient servi de preuves dans le contexte d’un recours collectif en 2012, intenté lorsqu’une mère s’était aperçue que son enfant avait dépensé des milliers de dollars dans un jeu vidéo. Facebook avait refusé de rembourser la plaignante.

Le procès s’est conclu en 2016 par une défaite de Facebook. Le géant américain a été condamné à rembourser les parents à leur demande.

Avec les informations de The Center for Investigative Reporting, The Next Web, et Engadget

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