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Traverse Matane–Côte-Nord : Un nouveau navire pour remplacer le remplaçant

Un bateau a deux étages.

Le Qajaq W est un bateau construit en Norvège en 2010 qui se nommait auparavant le MV Grete.

Photo : Courtoisie

Michel-Félix Tremblay

Selon nos informations, la Société des traversiers du Québec (STQ) veut acquérir le MV Saaremaa qui se trouve actuellement au port d'Hambourg, en Allemagne. Si tout va selon le nouveau plan de la STQ, le navire devrait arriver à Matane en avril pour prendre la relève de l'Apollo, lui-même remplaçant du F.-A.-Gauthier.

L'Apollo vient d'être acheté par la Société des traversiers et sera vraisemblablement en service entre Matane et la Côte-Nord jusqu'à l'arrivée de ce nouveau traversier, le 20 avril.

La STQ a publié un avis d'intention, la semaine dernière, mentionnant qu'elle avait trouvé un navire de relève, car l'Apollo n'était qu'une solution temporaire. Une équipe de la STQ s'est rendue en Allemagne pour inspecter le bâtiment.

Le MV Saaremaa a été construit en Norvège en 2010 et a une capacité de 600 passagers et 120 véhicules. Long de 98 mètres et large de 18 mètres, il peut naviguer dans la glace, sans être techniquement un brise-glace.

Il présente les mêmes caractéristiques que le Qajaq W. qui relie Terre-Neuve, par St-Barbe, à Blanc-Sablon, en Basse-Côte-Nord, depuis quelques jours seulement. Ironiquement, le Qajaq a remplacé l'Apollo qui reliait les deux rives depuis près de vingt ans.

Offre d'achat sous peu

L'avis d'intention précise que le contrat doit être conclu le 20 février afin que le navire soit « mis en service à la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout pour le 20 avril 2019 ».

Le document invite aussi d'autres armateurs à se manifester d'ici le 5 février.

La Société des traversiers n'a cependant pas voulu confirmer les informations de Radio-Canada concernant l'identité du navire.

Dans les recherches à l'international, il n'y avait pas d'autres navires qui convenaient à nos besoins et à nos délais. Mais on laisse la chance à d'éventuels vendeurs de nous contacter, après quoi, on va s'enclencher le processus d'achat.

Alexandre Lavoie, porte-parole, Société des traversiers du Québec

Une offre d'achat formelle devrait donc être faite après le 5 février. Le navire devra ensuite être livré au port de Québec au plus tard le 30 mars.

Il demeurera en service jusqu'au retour du F.-A.-Gauthier.

Dans les cartons depuis deux ans

Le président directeur général par intérim de la Société des traversiers du Québec, François BertrandAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président directeur général par intérim de la Société des traversiers du Québec, François Bertrand

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

Sur les ondes de Radio-Canada, le PDG de la STQ, François Bertrand, a mentionné, sans le nommer, que ce navire avait été ciblé en 2017, mais les fonds pour l'acquérir n'étaient pas disponibles, à l'époque. Ce n'est que le 21 décembre 2018, face aux problèmes de propulseurs qui paralysent le F.-A.-Gauthier, que le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, a donné le feu vert à l'achat d'un nouveau navire.

Selon nos informations, en 2017, le gouvernement refusait d'octroyer d'autres fonds évoquait alors le dépassement de coût des traversiers entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine.

On pourra l'utiliser dans notre réseau. On a 13 traverses, mais éventuellement quand il y a un problème, j'aurais un navire pour remplacer le F.-A.-Gauthier

François Bertrand, PDG par intérim, Société des traversiers du Québec

François Bertrand ajoute que dès son arrivée comme PDG par intérim, en mars 2017, il avait recommandé l'achat d'un navire de relève pour éviter d'être dépendant d'un autre armateur, le groupe CTMA par exemple, pendant les cales sèches annuelles du F.-A.-Gauthier.

La Société des traversiers dit travailler sur « plusieurs plans » et précisera bientôt sur quelles traverses pourra servir le nouveau bateau, outre celle de Matane.

Précisons que Québec étudie la possibilité de relier l'île d'Anticosti à la Gaspésie et la Côte-Nord. La disponibilité d'un navire était au centre des préoccupations.

Les régions de Charlevoix et de Rivière-du-Loup font aussi des pressions depuis plusieurs années pour allonger la saison de navigation entre les deux rives.

La STQ n'a pas voulu commenter directement ces deux projets.

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