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Les températures extrêmes pourraient être fatales à l’agrile du frêne

Agrile du frêne

En 2018, la Ville de Winnipeg a dévoilé le montant de son programme de contrôle de l'agrile du frêne, soit 1,3 million de dollars.

Photo : David Cappaert/Michigan State University

Radio-Canada

Des scientifiques tentent de déterminer si les températures inférieures à - 30° Celsius, qui sévissent actuellement dans une grande partie de l'Ouest canadien, pourraient tuer, ou au moins ralentir, le développement de l'agrile du frêne.

Avant même que la présence de cet insecte ne soit confirmée, l’an passé, la Ville de Winnipeg avait commencé à lutter contre l’agrile du frêne.

Les ravages causés par ce coléoptère pourraient coûter des millions de dollars à la Ville, puisque le couvert forestier de la capitale manitobaine comprend 350 000 frênes verts, susceptibles d’être la proie de cet insecte.

Cette semaine, certains spécimens de ces insectes, provenant de Winnipeg, seront envoyés à l'Université Western, en Ontario. Des chercheurs testeront alors leur capacité de résistance aux grands froids.

Des expériences précédemment tentées au Minnesota ont démontré que les températures extrêmement basses, comme celles prévues pour les prochaines nuits à Winnipeg, pouvaient tuer l’agrile du frêne.

Une étude menée en 2014 par le service forestier américain a révélé que, lorsque le mercure descend à environ - 34° Celsius, près de 90 % des coléoptères meurent.

Les galeries tracées par l'agrile sur un frêne.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les galeries tracées par l'agrile sont visibles sur ce frêne à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Holy Caruk

L’adaptation des espèces invasives aux nouvelles conditions climatiques

Toutefois, un chercheur scientifique du ministère des Ressources naturelles du Canada, Chris MacQuarrie, indique que, même si autant d'insectes sont éliminés par le froid intense, « Les 10 % [qui survivent seraient] suffisants pour maintenir cette population vivante et lui permettre de continuer à tuer des arbres. »

Le froid extrême pourrait en tuer quelques-uns, mais il ne fait pas suffisamment froid, et sur une période assez longue, pour les tuer tous.

Chris MacQuarrie, chercheur scientifique à Ressources naturelles Canada

L’étude scientifique en cours tente de déterminer comment les coléoptères nés à Winnipeg se sont adaptés à ces températures, selon Chris MacQuarrie.

Le chercheur rappelle que l’agrile du frêne est désormais présent à Moscou, où les températures ont atteint - 42° Celsius, en 2007, et à Thunder Bay, où elles sont descendues jusqu'à - 40° Celsius, en 2014.

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