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Les municipalités canadiennes réclament des milliards de dollars dans le budget fédéral

John Tory (maire de Toronto), Vicki-May Hamm (prés. de la FCM et mairesse de Magog), le premier ministre Justin Trudeau, Don Iveson (prés. du caucus des maires de la FCM et maire d'Edmonton) et Valérie Plante (mairesse de Montréal).
Table ronde du premier ministre Justin Trudeau avec le caucus des maires de la Fédération des municipalités canadiennes (FCM) à Ottawa. Photo: La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
Radio-Canada

Le transport collectif, les changements climatiques et un dialogue direct avec le fédéral sont les priorités que le caucus des maires de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) a présentées à Justin Trudeau à quelques semaines du dépôt du budget Morneau à Ottawa.

Les villes et municipalités réclament un fonds permanent pour le transport collectif, une injection de 2 milliards de dollars de plus dans le Fonds de mitigation et d’adaptation aux changements climatiques, de même qu’un forum de discussion direct avec le fédéral.

Du financement stable pour le transport collectif

Les villes réclament un fonds permanent pour donner aux villes canadiennes les moyens de répondre aux très grands besoins en matière de transport collectif.

« Les villes se retrouvent souvent à faire avec un cycle d’investissement majeur pour qu’ensuite plus rien ne se passe; ou qu’il y a un sous-investissement et qu’on se retrouve en rattrapage », a déploré la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Un financement stable permettrait aux villes d’éviter de faire des demandes ponctuelles dans les périodes de rattrapage.

Les maires veulent 34 milliards de dollars sur 10 ans à compter de 2028 pour financer les services de transport en commun.

Selon leur proposition, 30 milliards de dollars de cette somme seraient distribués aux villes en fonction de l’achalandage – 29 milliards de dollars pour les réseaux de transport en commun dont l’achalandage dépasse un certain seuil et un milliard de dollars pour les petits réseaux.

Les 4 milliards de dollars restants iraient à l’augmentation de l’achalandage et aux réseaux de transport en commun en milieu rural.

« Pour s’assurer que ces réseaux se développent au même rythme que les populations urbaines, une planification doit souvent se faire plusieurs années à l’avance, a fait remarquer le maire d’Edmonton et président du caucus des maires des grandes villes, Don Iveson. Partout au Canada, les maires préparent les prochaines phases des grands projets de transport collectif, mais ils ont besoin de certitudes pour aller de l’avant. »

« Cela permet à Toronto d’envisager sa prochaine expansion majeure du métro, cela permet à Halifax de commencer à penser au transport rapide par autobus et cela permet à Edmonton de penser à l’avenir du train léger sur rail », a-t-il déclaré.

En outre, fait remarquer Valérie Plante, le transport collectif peut nous aider à atteindre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre. Raison de plus pour y investir.

Deux milliards de dollars de plus pour les changements climatiques

Les villes sont les premières à vivre les impacts des changements climatiques. Lors d’inondations, de feux de forêt ou de tornades, de nombreux citoyens doivent être déplacés, relogés, et bien des infrastructures doivent être reconstruites. Les municipalités réclament 2 milliards de dollars de plus pour le Fonds de mitigation et d’adaptation aux changements climatiques pour faire face aux impacts des changements climatiques et assurer la sécurité des Canadiens.

De plus en plus, on voit que les villes doivent gérer des situations très difficiles en lien avec les changements climatiques, que ce soit des inondations, des tornades, et, au final, ce sont nos populations qui se retrouvent souvent à la rue et on doit trouver des solutions rapides.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Discussions directes avec le fédéral

Finalement, les municipalités souhaitent moderniser la relation fédérale municipale et avoir un lieu de rencontre plus direct avec le fédéral pour que les préoccupations locales soient prises en compte par Ottawa.

« Trop souvent, les gouvernements municipaux sont exclus de la table de négociation fédérale lorsqu’il s’agit de concevoir des projets nationaux. Pourtant, ce sont les grandes villes canadiennes qui ont la responsabilité d’apporter les changements concrets dont les familles et les travailleurs ont besoin pour améliorer leurs conditions de vie », précise Don Iveson.

Un tel forum pourrait entre autres permettre aux municipalités de discuter avec le fédéral de sujets pour lesquels le gouvernement provincial est moins coopératif.

« Il n’est pas question ici de remettre en question les rôles et responsabilités de chacun, bien sûr. Nous travaillons de concert avec les gouvernements provinciaux, mais nous pensons qu’il est nécessaire d’avoir ce dialogue de façon plus proactive et systématique quand on sait que les villes doivent faire [face] à de grands changements au sein de nos sociétés, que nous voulons agir rapidement et le plus efficacement possible », précise Valérie Plante.

Être proactif plutôt que réactif

« Les villes et municipalités, nous sommes sur la première ligne, que ce soit au niveau des changements climatiques, de l’habitation, du transport collectif, que ce soit la crise des opioïdes entre autres choses. Tous ces enjeux fondamentaux avec lesquels les villes doivent composer, trouver des solutions rapides pour nos populations partout au pays », affirme Valérie Plante.

Les priorités des grandes villes canadiennes visent à améliorer les conditions de vie dans les communautés, souligne Don Iveson.

Avec les informations de CBC

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