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Les chances de parvenir à un accord sur le mur sont de « moins de 50 % », dit Trump

Le président américain fait une moue insatisfaite.

Le président Donald Trump a signé un décret pour financer et ainsi rouvrir les services du gouvernement durant trois semaines, le temps que les membres du Congrès essaient de s’entendre sur un budget qui a pour échéance le 30 septembre.

Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que des milliers d'Américains se préparent à retourner au travail, après cinq semaines de paralysie partielle du gouvernement, le président Donald Trump s'est montré sceptique à l'idée qu'un consensus soit trouvé sur l'épineuse question du mur à la frontière avec le Mexique.

Les chances que le Congrès parvienne à s’entendre sur un budget qu’il acceptera au bout des trois semaines allouées vendredi dernier, mettant ainsi fin à la plus longue paralysie de l’État de l’histoire américaine, sont minces, a confié Donald Trump en entrevue au Wall Street Journal dimanche.

Au bout de ce délai, qui arrivera à échéance le 15 février, la menace de recourir à la paralysie du gouvernement est « certainement une option », a-t-il déclaré.

« Je crois personnellement que les chances [de trouver un compromis] sont de moins de 50 %. »

— Une citation de  Donald Trump, président des États-Unis

« Mais vous avez de très bonnes personnes [assises à la table de négociations] », a ajouté le président américain, faisant référence aux membres du comité bipartisan, du Sénat comme de la Chambre des représentants, à qui incombe la tâche de revoir le budget accordé à la sécurité à la frontière.

Si l’accord négocié ne lui convient pas, Donald Trump s’est engagé à construire le mur coûte que coûte, en utilisant ses prérogatives présidentielles pour déclarer l’état d’urgence nationale, au besoin.

Les démocrates, qui jugent que le mur coûterait trop cher aux Américains et serait en outre inefficace, ont fait savoir qu’ils n’hésiteraient pas à contester cette décision en cour.

« Est-ce que quelqu’un doute encore que je vais faire construire ce MUR? J’ai fait plus en deux ans que n’importe quel autre président! », a tweeté le président, dimanche soir.

Selon Mick Mulvaney, chef de cabinet par intérim depuis le départ de John Kelly, nul doute que Donald Trump pourrait replonger le pays en pleine paralysie pour parvenir à financer son mur. « Soyons clairs : il n’a pas envie de revivre un autre shutdown. Il ne veut pas non plus déclarer l’urgence nationale. Mais, ultimement, son but est de défendre la nation. Et il le fera, avec ou sans [l’aval] du Congrès. »

L’impasse budgétaire sur la question du financement du mur a mené à la fermeture des agences fédérales pendant 35 jours et a privé de salaire près de 800 000 fonctionnaires pour l'équivalent de deux paies.

Selon une étude publiée la semaine dernière, le total des remboursements s’élève à 6 milliards de dollars.

« Nous espérons que tous les employés seront remboursés d’ici la fin de la semaine », a indiqué M. Mulvaney, en entrevue à l’émission Face the Nation.

Paralyser le gouvernement, un levier « illégitime »

En fin de compte, le recours à la paralysie du gouvernement s’est encore avéré inutile, ont souligné certains élus, dimanche, déplorant le fait que le président se serve de la fermeture des agences fédérales comme levier politique.

Des élus républicains et démocrates ont fait valoir que le dernier « shutdown » – le 19e depuis le milieu des années 1970 – n’a pas permis au président d’obtenir ce qu’il souhaitait, en plus d’avoir été l’un des plus dommageables de l’histoire du pays.

« Paralyser le gouvernement ne représente pas une façon légitime de négocier », a fait valoir le représentant démocrate Hakeem Jeffries.

Si les démocrates refusent d’accorder les 5,7 milliards de dollars exigés par le président, ils sont toutefois prêts à investir davantage dans l’infrastructure, plus particulièrement dans les bureaux d’entrée principaux où la majeure partie de la drogue entre au pays, a-t-il ajouté.

« Nous sommes prêts à investir dans l’ajout de personnel, à financer de nouvelles technologies », a expliqué le démocrate.

Interrogé par le Wall Street Journal à savoir s’il accepterait moins que les 5,7 milliards de dollars exigés, le président américain a répondu : « J’en doute. »

Avec les informations de Associated Press, et Reuters

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