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La réalité virtuelle au service de la formation des infirmières

Une chambre de l'unité virtuelle de soins intensifs développée par deux chercheurs de l'UQAR (crédit : Frédéric Banville et Daniel Milhomme)
Une chambre de l'unité virtuelle de soins intensifs développée par deux chercheurs de l'UQAR (crédit : Frédéric Banville et Daniel Milhomme) Photo: Radio-Canada
Ariane Perron-Langlois

Deux chercheurs de l'Université du Québec à Rimouski travaillent à intégrer la réalité virtuelle dans la formation des futures infirmières dans les cégeps et les universités. Ils espèrent ainsi faciliter la transition entre les salles de classe et la pratique dans les hôpitaux.

Les professeurs en sciences infirmières Frédéric Banville et Daniel Milhomme développent depuis neuf mois une unité virtuelle de soins intensifs.

À terme, cette unité comprendra 14 chambres. Chacune sera occupée par un patient qui vit un problème de santé particulier. La gravité de leur état variera selon le niveau de difficulté de la simulation.

Visite de l'unité virtuelle de soins intensifs

Les étudiantes pourront accéder à cet univers virtuel en portant un visiocasque et des écouteurs. Des manettes leur permettront de se déplacer dans les pièces et de saisir des objets.

Elles devront, par exemple, surveiller l'état des patients, ajuster leur médication et interagir avec des patients, leurs proches, ainsi que des collègues de travail.

C'est comme un jeu vidéo, mais un jeu sérieux. L'étudiante qui pratique les soins critiques ou qui fait ses apprentissages en milieu virtuel passe différents niveaux.

Frédéric Banville, professeur au département de Sciences infirmières, UQAR
Frédéric Banville, professeur au département de Sciences infirmières de l'Université du Québec à RimouskiFrédéric Banville, professeur au département de Sciences infirmières de l'Université du Québec à Rimouski Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Simuler des situations extrêmes

Le professeur Frédéric Banville précise que cet univers virtuel ne vise pas à remplacer les laboratoires ou les stages, mais qu’il peut faciliter la transition vers les véritables soins aux patients.

Il souligne que la réalité virtuelle offre aux étudiantes la possibilité de faire des erreurs, sans risque pour les malades et pour elles-mêmes. Elles leur permettent aussi d’expérimenter des situations extrêmes.

Ce qu'on veut faire, c'est " surcharger " un peu l'infirmière comme dans les situations réelles, où il y a des imprévus, des pépins, des demandes qui viennent du médecin, de l'infirmière collègue […]. On veut simuler ça le plus proche possible de la vraie vie, de sorte qu'on puisse outiller l'étudiante non pas seulement dans la technique de soins, mais peut-être aussi dans la gestion du stress, la gestion de la surcharge mentale, explique M. Banville.

L'étudiante doit porter un visiocasque comme celui-ci pour plonger dans l'unité virtuelle de soins intensifs.L'étudiante doit porter un visiocasque comme celui-ci pour plonger dans l'unité virtuelle de soins intensifs. Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Les chercheurs souhaitent tester leur environnement virtuel avec des infirmières expertes dès l'été prochain, et espèrent intégrer ce nouvel outil dans des classes de cégep ou d'université à l'automne 2020.

Parallèlement, les deux chercheurs travaillent aussi à développer des modules de réalité virtuelle pour la relation d’aide et pour la réadaptation physique. Les étudiants en travail social et en kinésiologie de l’UQAR pourraient donc également bénéficier de leurs travaux.

Bas-Saint-Laurent

Enseignement universitaire