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Pénurie de main-d’œuvre : les municipalités de l’Est ontarien cherchent des solutions

Une enseigne indique que l'entreprise Montebello embauche.

L'entreprise d'emballage Montebello, à Hawkesbury, cherche des travailleurs.

Photo : Radio-Canada

Denis Babin

En Ontario, la pénurie de main-d'oeuvre qui frappe les régions préoccupe le monde municipal. Il en a été question au congrès de l'Association des municipalités rurales de l'Ontario qui s'est ouvert dimanche à Toronto.

L'enjeu a été abordé dans le cadre d’une réunion du Eastern Ontario Wardens’ Caucus, une entité qui regroupe onze comtés et deux municipalités de l’Est ontarien.

[La pénurie de main-d’oeuvre], c’est très préoccupant. […] Que ce soit le secteur privé ou public, tout le monde a de la difficulté à trouver des travailleurs qualifiés, raconte le directeur général des Comtés unis de Leeds et Grenville, Andy Brown.

Selon ce dernier, pour chaque personne qui fait son entrée sur le marché du travail dans les localités rurales de l’Est ontarien, il y en a environ 135 qui prennent leur retraite.

La situation empire sans cesse. […] Nous sommes en situation de déficit. On a besoin de travailleurs.

Andy Brown, directeur général des Comtés unis de Leeds et Grenville

Les municipalités des Comtés unis de Prescott et Russell n’échappent pas à cette réalité.

Au niveau municipal, jusqu’à maintenant, on a fait un recensement des employés à temps plein. Plus de 45 % [d’entre eux] vont être éligibles à la retraite d’ici trois ans. Alors, c’est une inquiétude, indique la mairesse de Hawkesbury, Paula Assaly.

L'immigration comme solution

Plusieurs idées sont mises de l’avant. L’automatisation de certaines tâches en est une. L’immigration fait aussi partie des solutions.

Le défi est double pour les municipalités francophones qui ont besoin d’une main-d’oeuvre bilingue.

Parfois, on réussit à trouver des immigrants francophones [...] pour remplir des postes qui n’étaient pas comblés, mais ils ne restent pas. Et ma première question, c’est : "Comment ont-ils été accueillis dans la collectivité?", se demande Brigitte Duguay-Langlais, coordonnatrice du Réseau de soutien à l'immigration francophone de l'Est de l’Ontario.

Cette dernière est d’avis que les municipalités doivent avoir les outils nécessaires pour accueillir ces nouveaux arrivants.

Pour que nous puissions accueillir [de nouveaux arrivants] dans nos communautés, il faut qu’ils sentent qu’ils font partie de la collectivité francophone. […] C’est tout ce qu’ils demandent, de s’intégrer à une collectivité, ajoute Brigitte Duguay-Langlais.

La mairesse en entrevue.

Paula Assaly, mairesse de Hawkesbury

Photo : Radio-Canada

Justement, la mairesse de Hawkesbury espère que sa ville sera désignée collectivité francophone accueillante, une initiative financée par le fédéral.

Si on décroche la désignation, je sais qu’il y aura un département spécifiquement ouvert pour répondre aux questions des immigrants francophones, souligne Mme Assaly.

La Ville de Hawkesbury doit obtenir une réponse à ce sujet à la mi-février.

Ottawa-Gatineau

Politique municipale