•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Quand Mataniens et nouveaux arrivants se retrouvent tous dans le même bateau

Les travaux et les jours, 27 avril 1958

Plus d'une centaine de personnes ont participé samedi à la traversée du fleuve Saint-Laurent, organisée pour les nouveaux arrivants de la Matanie : une participation record pour cette activité qui est désormais une tradition dans la région.

Le bouche à oreille a fait son œuvre : la première année, il y avait 8 personnes et cette année, on a eu 175 inscriptions! se réjouit l'agente de migration pour Place aux jeunes région Matane, Lilianne Lavoie.

Finalement, 130 personnes ont pu se libérer pour la traversée. Des étudiants étrangers, des familles immigrantes, des retraités ou simplement des Québécois venus d'une autre région... L'activité était ouverte à tous les nouveaux arrivants ainsi qu'aux Matanais et Mataniens.

On ne veut pas que nos nouveaux arrivants ne socialisent qu'entre eux, on veut aussi qu'ils connaissent des Matanais de souche qui vont agir comme des ambassadeurs de leur région, explique l'agente de migration.

Dans le salon du CTMA, une dizaine de personnes sont assises autour d'une table et jouent à un jeu de société.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tout était mis en oeuvre pour faciliter les échanges : jeux de société, yoga et quiz!

Photo : Mathieu Trépanier

On comptait dix nationalités et au moins trois générations différentes dans le groupe qui s'est rassemblé à la gare fluviale de Matane, samedi matin.

Une fois à bord, le groupe s'est vu offrir des jeux de société et des cours de yoga, en plus d'un quiz sur la région et sur les participants eux-mêmes, afin d'encourager les joueurs à discuter entre eux pour apprendre à se connaître.

On essaie toujours d'avoir deux volets à nos activités, explique la responsable du Service d'accueil des nouveaux arrivants en Matanie (SANAM), Fanny Allaire-Poliquin.

Un volet découverte du territoire, pour que les gens développent des connaissances et un sentiment d'appartenance à leur nouveau territoire et également un volet réseautage pour que les gens se parlent, parce que c'est là que les liens vont se créer, précise-t-elle.

Posées sur le pont extérieur du CTMA Vacancier, les deux jeunes femmes sont bien emmitouflées et sourient à la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les deux organisatrices de la traversée, Liliane Lavoie et Fanny Allaire-Poliquin

Photo : Mathieu Trépanier

Ces actitivés sont des moments très particuliers dans la vie des nouveaux arrivants. Il y en a plusieurs qui nous disent : “c'est à telle activité que j'ai rencontré une amie que j'ai maintenant depuis un an!”

Fanny Allaire-Poliquin, responsable du Service d'accueil des nouveaux arrivants en Matanie

Les deux organisatrices considèrent qu'il faut deux ans pour s'intégrer pleinement dans un nouveau milieu, mais le processus varie selon chaque personne.

Walter Alfredo Reyes Argeñal, par exemple, est arrivé à Matane il y a deux ans et demi du Nicaragua, après avoir été embauché par l'usine Marmen. À l'époque, il ne parlait pas français et ne connaissait personne. Il a été pris en charge par le SANAM dès son arrivée à l'aéroport.

Aujourd'hui, il parle français, il a des amis avec lesquels il pratique plusieurs sports à Matane et il continue de s'impliquer dans les activités organisées par l'organisme Rézo Matanie.

Il se tient debout devant le bar du CTMA, et regarde la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Walter Alfredo Reyes Argeñal, originaire du Nicaragua, vit à Matane depuis deux ans et demi.

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Samedi, avec sa conjointe et leur fille, Walter traversait le fleuve Saint-Laurent pour la toute première fois.

C'est une très belle expérience et une très bonne idée, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui viennent de partout dans le monde, et avec des activités comme ça, l'intégration est plus facile, souligne-t-il.

Cette année, les ennuis du F.-A.-Gauthier auraient bien pu forcer l'annulation de la traversée, mais la collaboration de la Société des traversiers du Québec a permis de maintenir l'activité, qui est offerte gratuitement.

À en juger par les sourires des participants et des employés à bord du CTMA Vacancier, tous étaient bien heureux que la traversée ne soit pas tombée à l'eau.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Immigration