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Des intervenants en dépendances craignent l’effet des boîtes-surprises des jeux vidéo

Quatre personnages fantastiques aux couleurs vives reposent sur des plateformes.

Extrait du jeu Overwatch montrant le contenu d'une boîte-surprise, ou boîte de butin, les halo lumineux indiquant la rareté des objets entre lesquels le joueur peut choisir.

Photo : Blizzard Entertainment/Activision

Radio-Canada

Un groupe d'intervenants en traitement des dépendances de Richmond, en banlieue de Vancouver, se dit inquiet de la prolifération de « boîtes de butin » ou des boîtes-surprises achetable dans les jeux vidéo parce qu'elles pourraient susciter la dépendance au jeu.

La Société de services aux dépendances de Richmond met les joueurs et les parents en garde contre ces biens virtuels qui peuvent être achetés par carte de crédit.

Les boîtes-surprises peuvent offrir aux personnages virtuels une nouvelle apparence ou plus de force ou de nouveaux pouvoirs.

L’ennui, explique Daniel Remedios, de l’organisme, c’est que le contenu de la boîte achetée est aléatoire, ce qui accentue la ressemblance de cet achat au jeu de hasard.

« Une boîte de butin est comme une machine à sous virtuelle » explique-t-il. « Le côté aléatoire rend le joueur compulsif. »

Selon lui, la ressemblance avec la machine à sous va jusqu’à l’apparence physique de ces boîtes, dont certaines ont des lumières clignotantes et produisent le déclic caractéristique des jeux de hasard, renforçant leur attrait.

Une pratique sous surveillance

Plusieurs jeux récents utilisent des boîtes de butin. Elles sont une façon, pour les développeurs de jeux, de soutirer plus d’argent aux joueurs.

Les boîtes clinquantes ont aussi attiré l’attention des gouvernements.

La Belgique, par exemple, a décidé l’an dernier de les inclure dans leur définition de jeux de hasard, entraînant le retrait du jeu de ce marché. D’autres ont préféré retirer les précieux butins de leurs jeux.

En Australie, un comité parlementaire a demandé une étude approfondie du phénomène, tout comme la Federal Trade Commission l’a fait aux États-Unis.

Pas un jeu de hasard, clame l’industrie

CBC a tenté de joindre trois entreprises ayant recours aux boîtes-surprises dans leurs jeux. Le développeur du jeu PlayerUnknown’s Battlegrounds, PUBG, le fabricant du jeu Overwatch, Blizzard Entertainment et le développeur de Star Wars Battlefront 2 ainsi que des jeux de soccer de la FIFA n’ont pas répondu aux demandes.

Jayson Hilchie, de l’Association canadienne du logiciel de divertissement, soutient toutefois que les boîtes-surprises ne sont pas un jeu de hasard.

« Dans ces boîtes, on est certain de trouver quelque chose, contrairement au casino », explique-t-il.

Il ajoute qu’un nouveau classement des jeux permettra aux parents de savoir quels jeux contiennent des achats intégrés.

« On veut s’assurer que les parents ont toute l’information dont ils ont besoin pour choisir. »

Pour Daniel Remedios, toutefois, les joueurs ou leurs parents devraient rester à l’affût de tout signe de dépendance, rappelant qu’un joueur qui ne peut s’empêcher d’acheter des boîtes-surprises devrait chercher de l’aide.

Avec les information de Matthew Lazin-Ryder

Colombie-Britannique et Yukon

Santé physique et mentale