•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ontario : les compressions aux services en français dans les pages du New York Times

Franco-Ontarians protest cuts to French services by the Ontario government in Ottawa on Saturday, Dec. 1, 2018. THE CANADIAN PRESS/Patrick Doyle
Des milliers de gens ont manifesté contre les compressions en Ontario français à Ottawa, le 1er décembre dernier Photo: La Presse canadienne / Patrick Doyle
Radio-Canada

« Lorsque le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a annulé la création d'une université de langue française et a supprimé le poste de commissaire provincial aux affaires de langue française, il a irrité les francophones de la province la plus peuplée du Canada. Mais il leur a peut-être aussi involontairement rendu service en rappelant au monde qu'il existe des communautés francophones canadiennes dynamiques, certaines vieilles de plus de 400 ans, situées à l'extérieur du Québec. »

C’est en ces termes que le collaborateur canadien au New York Times, Ian Austen, explique la situation des Franco-Ontariens sous le règne de Doug Ford à ses lecteurs.

Le grand quotidien américain a consacré un article, samedi, aux luttes perpétuelles des Franco-Ontariens pour la survie de leur culture.

Celui-ci donne un résumé rapide de l’histoire des francophones - des emplois créés par l'exploitation forestière et minière, combinés à l'ouverture d'un chemin de fer transcontinental au 19e siècle, ont attiré des Québécois à Sudbury - et permet à certains francophones de la province d’exprimer leurs frustrations envers les compressions budgétaires du gouvernement Ford.

C’est d’ailleurs au premier ministre que le journaliste consacre ses commentaires les plus acerbes : M. Ford, un conservateur populiste, faisait partie des Canadiens qui semblaient avoir une compréhension fragile (du fait qu’une) population de l’Ontario parle le français comme langue maternelle. Quelques paragraphes plus tard, M. Austen insinue qu’il a tendance à être vire-capot : Comme il l'a fait avec d'autres questions litigieuses, M. Ford a quelque peu reculé vis-à-vis ses projets initiaux.

La conclusion de l’article est offerte à Serge Miville, professeur d’histoire à l’Université Laurentienne : Je croyais qu’on en avait fini avec ça. Je croyais que c’était ça le Canada : un pays bilingue où le groupe francophone est sur un pied d’égalité avec le groupe anglophone. Je pensais que c'était une valeur canadienne.

Francophonie

Politique