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Des déplacements hivernaux difficiles pour les personnes handicapées

Un autobus de transport adapté à Rimouski circule dans une rue enneigée.
Un autobus au centre-ville de Rimouski Photo: Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
Marie-Christine Rioux

L'hiver peut créer un sentiment d'isolement chez certaines personnes handicapées. Les trottoirs mal déneigés et les lacunes du transport adapté limitent leurs déplacements.

Jean-François Quessy tente de vivre une vie normale, malgré la dystrophie musculaire qui l’oblige à se déplacer à l’aide d’un fauteuil roulant. Il a un emploi et il se passionne pour la musique et les jeux vidéos.

Le transport adapté permet au jeune homme de se déplacer en hiver, mais le service a ses limites.

Jean-François Quessy Jean-François Quessy Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Il aimerait notamment pouvoir sortir le soir avec ses amis, mais c’est impossible puisqu'il n'y a pas de transport adapté après minuit à Rimouski.

C'est plate, c'est vraiment plate parce que, comme n'importe qui, tu as besoin de voir du monde. Tu as besoin de te sentir libre d'une certaine façon.

Jean-François Quessy

Ses déplacements en transport adapté sont aussi limités par les retards fréquents et par les trajets qui impliquent de longs détours.

L'été, il peut contourner le problème en se déplaçant dans les rues avec son fauteuil roulant. Une option beaucoup plus difficile l'hiver.

Surtout l'hiver, ce sont les moments où je suis le plus isolé parce que ca m'empêche de sortir à cause de la neige. Surtout que nos fauteuils ne sont pas très adhérents dans la neige, on reste pris assez facilement, ajoute Jean-François Quessy.

Jimmy Turgeon-Carrier marche dans la rue avec son chien-guide.Jimmy Turgeon-Carrier et son chien-guide Photo : Radio-Canada / Ariane Perron-Langlois

Se déplacer l’hiver représente également un défi pour le président de l’Association des personnes handicapées visuelles du Bas-Saint-Laurent, Jimmy Turgeon Carrier, qui vit avec un champ de vision rétréci.

Son chien-guide Matrice lui vient en aide pour contourner les ourlets de neige, mais le défi reste de taille.

C'est sûr qu'avec un chien ou une canne, le chien va arrêter, donc il faut que j'observe ou sente avec mes pieds, mon corps, ce qui se passe. Le chien essaye de trouver une place pour contourner l'obstacle, mais des fois, ce n'est pas trop évident, précise Jimmy Turgeon Carrier.

Pas de fonds supplémentaires pour le transport adapté

Le maire de Rimouski, Marc Parent, assure que la Ville multiplie les efforts pour déneiger les trottoirs.

Selon lui, la Ville planche sur des améliorations à apporter au transport collectif.

On est conscients qu'il y a des problématiques dans certains cas de trajets où on part du point A pour aller au point B pour revenir au point C. Ça, on veut autant que possible l'éliminer. On travaille sur ça , soutient Marc Parent.

Le maire ne s'engage toutefois pas à investir davantage dans le transport collectif.

Il faut également être conscient qu'il y a des limites aux sommes qui peuvent être investies dans ça.

Marc Parent, maire de Rimouski

Le transport adapté représente la moitié du budget du transport collectif de la Ville de Rimouski.

D’après le reportage d’Ariane Perron-Langlois

Bas-Saint-Laurent

Transport en commun