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250 jeunes Autochtones réunis à Calgary pour parler d’environnement

De jeunes Autochtones assistent à une conférence dans un hôtel de Calgary.

La rencontre vise à parler de l’impact des changements climatiques, mais aussi des occasions qu’offrent les énergies renouvelables dans leurs communautés.

Photo : Radio-Canada

François Joly

De jeunes Autochtones venus de partout au pays sont réunis à Calgary jusqu'à dimanche pour participer au premier Sommet des jeunes Autochtones sur l'environnement à avoir lieu en Alberta. Celui-ci est l'occasion pour eux de tisser des liens et de discuter notamment de l'impact des changements climatiques sur leurs communautés.

Ce sommet est l'idée de Disa Crowchief, une femme de 21 ans de la Première Nation de Siksika, et de Cory Beaver, un étudiant de l’Université Mount-Royal.

« Ça a commencé en 2017, quand je participais à un atelier sur les changements climatiques avec des membres des Premières Nations du Traité 7, raconte ce dernier. J’étais tellement submergé d’information. J’avais déjà entendu parler des changements climatiques, mais je me disais que c’était loin de moi et que ça n’allait pas avoir d'effets sur moi. Après cet atelier, j’ai décidé qu’il fallait que je sensibilise les autres jeunes Autochtones. »

Près de 250 jeunes participent au sommet, qui vise à parler de l’impact des changements climatiques, mais aussi des occasions qu’offrent les énergies renouvelables dans leurs communautés.

Tiahna Eaglerib, 19 ans, vient elle aussi de la Première Nation. Elle voudrait travailler dans le secteur des énergies vertes. « Je pense que c’est une bonne solution de rechange aux énergies fossiles, explique-t-elle. Quand on voit des choses comme l’extinction des espèces et à quel point la pollution est visible, les gens deviennent de plus en plus informés. »

Elle croit que le sommet aidera à créer des vocations chez les jeunes. « C’est l’occasion d’allumer une flamme et de commencer à s’intéresser aux générations qui viendront après nous. »

Motiver les jeunes

Le sommet vise aussi à susciter de l’intérêt pour les carrières scientifiques. Parmi les conférenciers se trouvait Corey Grey, l'un des scientifiques responsables de la découverte des ondes gravitationnelles par le laboratoire LIGO, dans l’État de Washington.

« Je voulais leur montrer tout ce qu’implique un projet scientifique comme le nôtre, explique le chercheur d’origine Blackfoot. Que ce soit l’ingénierie ou encore le travail de programmation, beaucoup de ces compétences sont essentielles pour travailler dans le domaine des énergies renouvelables. »

Dans l’ombre des pipelines

Le sommet n’a toutefois pas échappé aux débats sur la question des pipelines et des projets gaziers et pétroliers. Selon Corey Beaver, il s’agit de discussions délicates, en particulier au sujet du pipeline Trans Mountain, que plusieurs Premières Nations aimeraient acheter.

Cory Beaver, en entrevue.

Cory Beaver, le jeune autochtone derrière l'idée de tenir une conférence à Calgary

Photo : Radio-Canada

Pour lui, la priorité était surtout de remettre au goût du jour la philosophie autochtone voulant que l’humain appartienne à la nature, et non l’inverse.

« Nous vivons encore de la terre, dit-il. Nous allons toujours chasser et pêcher et nous perpétuons nos pratiques traditionnelles. »

Il espère donc que certains des jeunes participants voudront renouer avec la philosophie de leurs ancêtres.

Alberta

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