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Des objets indésirables dans la toilette qui coûtent cher

Le technicien en mécanique Claude Couture travaille dans les usines de traitements des eaux usées de la Ville de Québec depuis 27 ans. Il a vu toutes sorte de choses aboutir dans les stations de pompage.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Pierre-Alexandre Bolduc

Jetez-vous dans la toilette lingette humide, coton-tige, condom ou serviette sanitaire? Ces articles sanitaires qui aboutissent dans les égouts coûtent une véritable fortune à la Ville de Québec pour des dommages qu'ils peuvent faire aux équipements.

Depuis 10 ans, la Ville de Québec doit dépenser annuellement 675 000 $ en raison de toutes sortes d'objets jetés dans les toilettes.

Des serviettes sanitaires peuvent par exemple bloquer des pompes ou la soie dentaire peut s'enrouler autour des tuyaux de l'équipement. Un véritable défi pour la machinerie et les opérateurs qui doivent être prêts à retrouver à peu près n'importe quoi dans les égouts de la Ville.

Les serviettes humides, les condoms, les tampons, les cotons-tiges ou les gants jetables font partie des objets indésirables les plus présents dans les stations de pompage de la Ville de Québec. Des systèmes munis de grilles tentent de les récupérer avant que les eaux usées se rendent aux usines de traitement. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les serviettes humides, les condoms, les tampons, les cotons-tiges ou les gants jetables font partie des objets indésirables les plus présents dans les stations de pompage de la Ville de Québec. Des systèmes munis de grilles tentent de les récupérer avant que les eaux usées se rendent aux usines de traitement.

Photo : Radio-Canada

Claude Couture travaille comme technicien en mécanique pour les usines de traitement des eaux usées de la Ville de Québec depuis 27 ans. Il a vu plusieurs choses passer dans les 2400 km de conduites de la Ville.

J'ai déjà vu des sous-vêtements et des serviettes. On trouve plein de choses que les gens pensent que lorsqu'ils vont “flusher” la toilette ça disparaît tout seul. Bien non, ça ne disparaît pas tout seul. On les retrouve ici, puis on les sort.

Claude Couture, technicien en mécanique, Ville de Québec
Des pompes comme celles-ci à la station de pompage des eaux usées de Limoilou peuvent être endommagées par les objets jetés dans les toilettes. Plusieurs jours, voir des semaines peuvent être nécessaires pour réparer ces pièces d'équipement. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des pompes comme celles-ci à la station de pompage des eaux usées de Limoilou peuvent être endommagées par les objets jetés dans les toilettes. Plusieurs jours, voir des semaines peuvent être nécessaires pour réparer ces pièces d'équipement.

Photo : Radio-Canada

Les objets les plus jetés dans les toilettes par les citoyens de Québec.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les objets les plus jetés dans les toilettes par les citoyens de Québec

Photo : Radio-Canada

Une logistique imprévisible

L'ingénieur de procédé au service des eaux usées de la Ville de Québec, Frédéric Cloutier, tente de trouver des moyens pour éviter les bris, mais la tâche n'est pas mince. Il dit que le comportement des citoyens qui jettent des objets indésirables dans les toilettes créent toutes sortes de problèmes qui finissent par coûter cher aux contribuables.

« Ça implique qu'on a besoin d'employés pour se déplacer et faire les travaux de récurage, explique Frédéric Cloutier. On est obligé de donner des contrats pour faire du nettoyage. C'est beaucoup de sous qui pourraient facilement être économisés si les gens avaient un comportement idéal. »

L'ingénieur à la Ville de Québec Frédéric Cloutier souligne que les bris, la main-d'oeuvre et les contrats pour nettoyer les équipements et les dégâts causés par les objets indésirables coûtent environ 675 000 $ aux contribuables de la capitale chaque année.  Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'ingénieur à la Ville de Québec Frédéric Cloutier souligne que les bris, la main-d'oeuvre et les contrats pour nettoyer les équipements et les dégâts causés par les objets indésirables coûtent environ 675 000 $ aux contribuables de la capitale chaque année.

Photo : Radio-Canada

Environ 137 milliards de litres d'eaux usées sont traités par année, à Québec. Les petits objets indésirables peuvent briser des pompes imposantes des stations de pompage réparties un peu partout dans la Ville de Québec. Et réparer ces pompes peut prendre plusieurs semaines.

La bonne collaboration des citoyens est aussi essentielle à Lévis. La facture s'élève à 110 000 $ par année pour nettoyer et réparer les équipements.

Même après de nombreuses années dans le domaine, le technicien en mécanique Claude Couture est persuadé que les gens peuvent changer leurs habitudes.

Son seul conseil? « Essayez autant que possible d'envoyer juste de l'eau dans les toilettes », lance-t-il.

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