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Donald Trump a fait son annonce dans la roseraie de la Maison-Blanche.

Photo : Associated Press / Evan Vucci

Radio-Canada

Le président américain a signé une loi approuvée par le Sénat et la Chambre des représentants mettant fin à la paralysie partielle du gouvernement pour une durée de trois semaines. Cette suspension permettra de poursuivre les négociations sur la sécurité à la frontière avec le Mexique. Mais si aucun compromis n'est trouvé, il menace de recourir de nouveau au « shutdown ».

L'accord prévoit un financement temporaire des services publics fédéraux jusqu'au 15 février prochain.

« Je suis très fier d'annoncer aujourd'hui que nous sommes parvenus à un accord pour mettre fin au shutdown », a déclaré Donald Trump vendredi après-midi.

Dans peu de temps, je vais signer une loi afin de rouvrir notre gouvernement pour trois semaines jusqu'au 15 février. Je vais m'assurer que tous les employés recevront leurs salaires en retard très rapidement, ou le plus tôt possible.

Donald Trump

La paralysie partielle de l’État concerne 800 000 fonctionnaires fédéraux qui ne touchent plus leur salaire depuis plus d'un mois. Ils ont été qualifiés de « patriotes » par le président Trump.

Le chef démocrate au Sénat, Chuck Schumer, avait indiqué, après l'annonce du président, que les deux partis avaient bon espoir que ce nouveau projet de loi serait adopté dans les prochaines heures.

En fin d'après-midi, vendredi, le Sénat a adopté à l'unanimité le texte de loi. La Chambre des représentants lui a emboîté le pas plus tard et le président a officiellement signé le document en soirée.

Lors d'une conférence de presse commune avec la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, M. Schumer a tenu à préciser que démocrates et républicains étaient « d'accord sur plusieurs points » concernant la sécurité à la frontière.

Nous espérons que la Maison-Blanche a appris une leçon.

Chuck Schumer, chef démocrate au Sénat

Pour sa part, Mme Pelosi croit que c'est le poids de l'opinion publique qui a provoqué la décision du président Trump. Elle ne peut cependant pas prévoir ce qui attend le gouvernement après le 15 février.

« Je suis incapable de rassurer le public sur ce que fera le président dans trois semaines », a-t-elle laissé tomber.

Depuis le 22 décembre, républicains et démocrates sont incapables de trouver un terrain d’entente pour parvenir à un accord budgétaire. Le président Trump exige que le Congrès finance la construction d’un mur à la frontière mexicaine pour consentir à un accord sur le budget, alors que les démocrates s’y refusent catégoriquement.

Selon Standard & Poor's, l'économie américaine aurait perdu au moins 6 milliards de dollars américains en raison de la paralysie partielle du gouvernement fédéral.

À l'issue de 36 jours de vifs débats et de dialogue, j'en ai assez vu et entendu des deux côtés démocrate et républicain sur leur désir de mettre de côté la politique partisane.

Donald Trump

Le mur ou... l'état d'urgence?

Le président Trump a insisté sur l'importance d'ériger un mur pour juguler l’immigration clandestine en provenance de l’Amérique latine. « Nous n'avons pas d'autre choix que de construire un mur puissant ou une barrière en acier », a-t-il affirmé.

« C'est une question de bon sens : les murs fonctionnent », a-t-il martelé, tout en laissant entendre à deux reprises qu'il n'hésiterait pas à recourir aux mesures d'urgence nationale pour financer la construction de ce mur.

Le 15 février prochain, le gouvernement sera soit de nouveau paralysé, ou alors je n'aurai pas le choix d'utiliser les pouvoirs qui me sont conférés par les lois et la Constitution américaine pour régler cette urgence.

Donald Trump

Un scénario « tout à fait plausible », selon le président de l'Observatoire sur les États-Unis de l'UQAM, Charles-Philippe David. « Il [Trump] sait très bien, de la part de ses avocats, qu'il est hautement inflammable d'user de ce pouvoir », a ajouté M. David sur les ondes d'ICI RDI.

Le président américain avait fait une première proposition aux démocrates, qui comprenait le financement du mur. Le projet de loi avait été refusé d'emblée par la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le texte a été battu en Chambre jeudi.

Une proposition démocrate a connu un sort similaire tout en ralliant plus de voix que le projet du président.

En début de soirée, vendredi, le président américain s'est défendu sur Twitter d'avoir été de l'avant avec une entente temporaire qui n'incluait pas un financement pour le mur à la frontière.

« Il ne s'agit en aucun cas d'une concession, a-t-il écrit. Il s'agit de s'occuper de millions de personnes qui ont été durement touchées par la paralysie du gouvernement, étant entendu que dans 21 jours, si aucun accord n'est conclu, ce ne sera que partie remise. »

Donald Trump, président des États-Unis

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