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Les ÉFM jugent la hausse du financement de l'éducation insuffisante

Une femme est debout devant une pancarte multicolore.
La présidente des Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba, Valérie Rémillard, pense que le hausse d'un demi-point de pourcentage du financement provincial alloué à l'éducation ne reflète pas les besoins des écoles. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La présidente des Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba (ÉFM), Valérie Rémillard, croit que la hausse du financement de l'éducation annoncée par le gouvernement du Manitoba est insuffisante. La province augmente d'un demi-point de pourcentage, soit de 6,6 millions de dollars, le financement alloué aux écoles primaires et secondaires publiques.

« Ce sont vraiment des peanuts que nous sommes en train de recevoir », affirme Mme Rémillard.

Selon elle, la hausse ne reflète pas les besoins des écoles, dont certaines sont surpeuplées ou nécessitent des rénovations.

« Il y a plus d'étudiants dans les salles de classe qui ont plus de besoins que jamais. Donc, une annonce comme ça, c'est sûr que ça ne va pas aider à répondre aux besoins qu'on a présentement », ajoute-t-elle.

La Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) situe sa hausse à 2,3 %. Elle indique que l'argent servira notamment à augmenter les ressources en prévision d'une augmentation de 1 % du nombre d'élèves.

« La DFSM et les programmes d'immersion sont les deux programmes où les inscriptions augmentent le plus, note Valérie Rémillard. Dans le cas de la DSFM, il y a certes une petite augmentation, mais il y a plus d'élèves qui s'y inscrivent et, quand on regarde dans les autres divisions scolaires, les augmentations ne vont pas suffire aux besoins criants. »

Le ministre de l'Éducation du Manitoba, Kelvin Goertzen, a déclaré que le gel des salaires de la fonction publique dans la province devrait aider les écoles à contrôler leurs coûts, car les salaires représentent environ 80 % de toutes les dépenses d'éducation.

« Le gouvernement présentement est beaucoup concentré sur les coûts et il s'inquiète un peu moins de la qualité des services que l'on donne aux étudiants, indique Valérie Rémillard. J'ai beaucoup de difficulté à croire qu'on peut faire plus avec moins quand il y a des classes qui débordent avec plus de 30 élèves. »

Récemment, le gouvernement a annoncé un examen de l'éducation dans la province et n'exclut pas de réduire ni d'éliminer les conseils scolaires élus.

La présidente des ÉFM rappelle qu'elle souhaite être partenaire de ce processus de révision.

« Nous voulons nous assurer que la voix des enseignants sera entendue », a-t-elle indiqué.

Manitoba

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