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Vivre sur son bateau à Vancouver lui vaut 16 accusations

Un homme porte une tuque et un manteau. Il regarde l'horizon en conduisant son bateau.

Shawn Wilson vit sur son bateau dans les eaux de False Creek à Vancouver avec son chien Sage.

Photo : Rafferty Baker/CBC

Radio-Canada

Un homme qui habite depuis une quinzaine d'années sur son bateau dans les eaux de False Creek à Vancouver, Shawn Wilson, fait face à 16 accusations pour y avoir amarré son bateau sans permis.

M. Wilson a comparu brièvement en cour jeudi, accompagné par un étudiant en droit de l'Université de la Colombie-Britannique, Kes Posgate.

Le plaisancier a grandi à Lund sur la côte Sunshine dans un bateau-maison et vit dans les eaux de False Creek depuis 2005.

Il conteste les accusations et promet que peu importe la décision, il continuera de vivre sur l’eau. « La liberté est attrayante, a-t-il expliqué après sa comparution. [On peut] aller où on veut, quand on le veut. Et si on n’aime pas nos voisins, on déménage. » Trois jours de procès sont prévus maintenant à la mi-juin.

Shawn Wilson estime qu’une douzaine de personnes ont le même mode de vie que lui dans False Creek et qu’ils jouent au chat et à la souris avec les autorités.

La Commission des parcs de Vancouver autorise aux plaisanciers d’amarrer leur bateau dans les eaux de False Creek 14 jours sur 30, d’avril à septembre, et 21 jours sur 40, durant les mois plus froids. Ils doivent avoir le permis gratuit de la Commission des parcs et peuvent rester amarrés durant huit heures avant 23 h. Toutefois, ceux qui ne veulent pas payer pour s’installer dans les marinas de la région comme M. Wilson changent constamment leur bateau de place et tentent d’être discrets pour ne pas attirer l’attention des policiers.

On vit ici et on veut juste vivre en toute tranquillité avec le reste de la communauté.

Shawn Wilson

Shawn Wilson confie recevoir une vingtaine d’avertissements de la police chaque année.

Il pense que les gens devraient avoir le droit de vivre comme lui. « Les gens devraient avoir la liberté de vivre à leur façon, pourvu qu’ils ne fassent de mal à personne », lance-t-il.

D'après les informations de Rafferty Baker, CBC News

Colombie-Britannique et Yukon

Faits divers