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Unifor appelle à un boycottage des véhicules GM construits au Mexique

Un homme devant un lutrin.

Le président d'Unifor, Jerry Dias

Photo : Radio-Canada

Charlotte Mondoux-Fournier

Le président du syndicat Unifor, Jerry Dias, demande aux Canadiens de n'acheter que des véhicules General Motors (GM) construits au Canada et aux États-Unis.

Du même coup, le président d'Unifor lance une offensive publicitaire contre le constructeur automobile GM. La publicité demande aux consommateurs du Canada et des États-Unis de soutenir les emplois canadiens en cessant l'achat de véhicules expédiés du Mexique.

Cela représente plus de 600 000 véhicules par année, a expliqué M. Dias lors d'une conférence de presse à Toronto. C'est 20 milliards de dollars en ventes pour GM.

La publicité produite pour la télévision invite les consommateurs à boycotter les véhicules GM dont les numéros de série commencent par le chiffre trois, signifiant que les véhicules ont été assemblés au Mexique.

La campagne circulera également dans les journaux et sur des panneaux publicitaires au Canada et aux États-Unis.

La production mexicaine en hausse, rapporte Unifor

Le président d'Unifor rappelle qu'en 2013, GM annonçait un investissement de cinq milliards de dollars afin de doubler sa production au Mexique. Selon lui, les pertes d'emplois canadiennes sont directement liées au faible coût de production au Mexique.

M. Dias a également dénoncé les conditions de travail des travailleurs mexicains.

Il s'agit d'un nouvel effort du syndicat pour tenter de sauver l’usine d’assemblage d’Oshawa, dont la fermeture a été annoncée en novembre. Plus de 2500 personnes travaillent à l'usine d'Oshawa.

Un boycottage dommageable pour l'Ontario, dit GM

Par voie de communiqué, David Paterson, le vice-président de GM Canada, affirme qu'un boycottage réussi des automobiles construites au Mexique pourrait être dommageable pour l'économie ontarienne.

Il assure que 60 entreprises de pièces d’automobile établies en Ontario soutiennent la production au Mexique.

La menace de dommages collatéraux pour les fournisseurs d’automobiles, les concessionnaires d’automobiles et les travailleurs basés en Ontario est préoccupante, en particulier pour l'économie ontarienne [...] qui a toutes les chances de tirer parti d’un commerce accru avec le Mexique, a déclaré M. Paterson.

Toronto

Industrie automobile