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  • Archives
  • Le parlement canadien se refait une beauté

    Vue en plongée de l'édifice du Centre sur la colline Parlementaire à Ottawa
    C'est maintenant au tour de l'édifice du Centre du parlement canadien d'être restauré. Photo: Radio-Canada

    C'est la rentrée parlementaire à Ottawa. Les députés et sénateurs fédéraux ont dû préparer au préalable des cartons de déménagement. C'est que l'édifice du Centre, qui abrite la Chambre des communes et le Sénat canadien, a fermé ses portes pour subir des travaux de rénovation majeurs. Nos archives rappellent que ce ne sont pas les premiers de son histoire.

    Un chantier énorme et complexe

    C’est le plus gros chantier patrimonial de l’histoire du Canada. Jusqu’à maintenant, le coût des rénovations des édifices du parlement du Canada s’élève à 1,7 milliard de dollars.

    Depuis plusieurs années, certaines parties du parlement devenaient de plus en plus vétustes, sinon dangereuses.

    On a pris la décision de les restaurer en respectant le style néo-gothique victorien qui les caractérise. Cette volonté de préservation implique des chantiers très complexes.

    Une complexité d’autant plus grande qu’on ne voulait pas interrompre l’activité parlementaire.

    Restaurer une des merveilles du Canada

    Le tout premier chantier s’est concentré sur ce que plusieurs considèrent être une des sept merveilles du Canada : la bibliothèque du parlement.

    Les travaux de restauration de cet édifice ont débuté en 2002.

    Le correspondant parlementaire Daniel L’Heureux nous explique au Téléjournal du 4 juin 2006 animé par Dominique Poirier pourquoi l’édifice devait être réhabilité de manière urgente.

    Il examine aussi dans ce reportage les difficultés qu’entraîne ce chantier et le produit final du projet de restauration.

    Pour réaliser le chantier, il a notamment fallu déménager temporairement les collections et le personnel de la bibliothèque.

    Puis on a, entre autres, complètement vidé l’intérieur et creusé 10 mètres dans le roc pour un nouveau sous-sol.

    On a aussi restauré et replacé le mobilier d’époque et remplacé ou réparé les 147 vitraux qui éclairent l’édifice.

    Ce projet de restauration, il aurait bien pu ne pas avoir eu lieu. C’est que la bibliothèque du parlement du Canada est une miraculée.

    Rescapée du feu

    Il y a 100 ans, jour pour jour et à peu près à cette heure-ci, un important incendie éclatait au parlement d’Ottawa.

    Céline Galipeau

    Le 3 février 2016, l’animatrice du Téléjournal Céline Galipeau présente le reportage de la journaliste Madeleine Blais-Morin sur le drame qu’a connu Ottawa 100 ans plus tôt.

    Le parlement est la proie des flammes.

    On ne sait pas ce qui a provoqué le sinistre. Une cigarette ou un cigare mal éteints dans la salle de lecture?

    Peut-être, mais à l’époque le public soupçonne quelque chose de beaucoup plus sinistre.

    Souvenons-nous que le Canada était un des belligérants de la Première Guerre mondiale. Les soldats canadiens se battent en Europe contre l’Allemagne.

    Or, on croit qu’il y a des agents allemands infiltrés en Amérique du Nord, y compris au Canada.

    Certains auraient construit de très petites bombes qu’on appelle des bombes-cigares.

    Un agent ennemi aurait-il incendié le parlement canadien avec un tel engin?

    Si cette théorie du complot a beaucoup circulé à l’époque, elle n’a jamais pu être confirmée.

    Le parlement canadien a alors été presque entièrement détruit. Presque? Une partie de l'ensemble architectural a survécu : la bibliothèque.

    On doit ce miracle à un employé du parlement, Michael McCormack.

    Il a eu la présence d’esprit de fermer les deux lourdes portes en fer qui séparent la bibliothèque du reste du parlement.

    Excepté la bibliothèque, tout le reste de l’édifice a dû être rasé.

    Visite guidée au parlement

    Dès le lendemain de l’incendie, les parlementaires canadiens décident de construire un nouveau parlement.

    Il sera achevé en 1927 par l'ajout de la Tour de la Paix.

    Ce nouveau parlement canadien est considéré comme un joyau architectural.

    Des centaines de fonctionnaires, de sénateurs et de députés l’ont arpenté pour certains pendant des décennies.

    Le 18 novembre 2008, l’émission C’est ça la vie propose un reportage de la journaliste Martine Bolduc sur une visite guidée du parlement.

    L’ex-député fédéral Don Boudria y participe.

    C’est l’occasion pour l’ancien parlementaire de parler des rénovations qui ont eu lieu alors qu’il travaillait au parlement.

    Il se remémore notamment les travaux réalisés par la sculpteure Eleanor Milne qui retracent l’histoire du Canada. Le reportage utilise des images de l’artiste taillant ses célèbres bas-reliefs.

    Don Boudria nous livre aussi un petit secret au sujet de la Chambre des communes.

    Il existe, dans la galerie du public surplombant la Chambre des communes, une porte qui mène à la cuisine du restaurant du parlement.

    Dans sa jeunesse, Don Boudria l’empruntait régulièrement pour aller écouter les débats parlementaires.

    C’est qu’il était garçon de table à ce restaurant avant de devenir député fédéral.

    Après la bibliothèque, les édifices Wellington et Sir-John-A.-MacDonald et l’édifice de l’Ouest, c’est donc au tour de l’édifice du Centre de connaître une cure de jouvence.

    Le chantier devrait prendre 10 ans pour être achevé.

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