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L'amas de glace brisé sur le lac Saint-Pierre

Le reportage de Michel Marsolais
Radio-Canada

L'amas de glaces sur le lac Saint-Pierre, entre Sorel-Tracy et Yamachiche, a été brisé et la Garde côtière a bon espoir que la navigation sur le fleuve Saint-Laurent puisse reprendre samedi après trois jours de blocage.

Selon la Garde côtière canadienne, les restes de l'embâcle de glaces se déplaçaient vers l'ouest et les conditions météorologiques semblent favorables à la reprise normale des activités au cours de la journée samedi.

Le bouchon de glaces se situait plus précisément entre Yamachiche, sur la rive nord du fleuve, et l’île des Barques, un peu en amont de Sorel-Tracy, sur la rive sud du Saint-Laurent.

Le travail des brise-glaces se poursuivra au cours de la nuit de vendredi à samedi.

Du côté de la rivière Saguenay, le brise-glace Louis St-Laurent avait commencé vendredi après-midi à escorter avec succès des navires de Rio Tinto.

Un passage forcé

Un des deux puissants navires qui tentaient d'ouvrir une voie à travers les glaces, jeudi, a réussi à passer, mais l'opération s'est avérée si ardue que la Garde côtière canadienne avait décidé de suspendre à nouveau la circulation. Le deuxième navire avait dû rebrousser chemin et retourner à quai à Montréal.

Malgré le travail constant de trois brise-glace – Amundsen, Martha L. Black et Pierre Radisson – la pression entre les glaces demeurait trop forte pour permettre aux bateaux de s'y frayer un chemin.

Au total, 18 navires sont bloqués à Montréal (8), à Trois-Rivières (6) et aux Escoumins (4).

Le service de traversiers entre Sorel-Tracy et Saint-Ignace-de-Loyola fonctionne toutefois normalement, puisqu’il se situe en amont de l’embâcle.

L'embâcle, qui force l'immobilisation des bateaux sur la voie fluviale depuis mardi, entraîne bien entendu des coûts supplémentaires et des retards pour les armateurs. Ces derniers n’ont d’autre choix que de patienter en espérant une reprise rapide de la navigation.

Les pilotes maritimes chargés de diriger les navires dans le Saint-Laurent sont également très sollicités en raison des manœuvres délicates et nombreuses que doivent effectuer les navires pour demeurer dans le chenal en dépit des glaces et du courant en attendant la reprise du trafic maritime.

Avec des informations de Maude Montembeault

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