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Venezuela : Maduro prêt à dialoguer avec Guaido, autoproclamé président par intérim

Nicolas Maduro, président du Venezuela.

Le président Nicolas Maduro s’est engagé en faveur d'un dialogue national.

Photo : Reuters

Radio-Canada

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, se dit prêt à dialoguer avec Juan Guaido, autoproclamé président par intérim, qui affirme refuser un « faux dialogue », alors que la communauté internationale demeure divisée sur le sort de ce pays plongé dans une crise politique et économique depuis plusieurs années.

Je m'engage en faveur d'un dialogue national. Aujourd'hui, demain, toujours [...] je serai prêt à aller où il faut aller. Personnellement, si je dois aller voir ce garçon [...] j'y vais.

Nicolas Maduro, président du Venezuela

Non à un faux dialogue, dit Guaido

La réaction de Juan Guaido, autoproclamé « président » par intérim, ne s’est pas fait attendre. Le chef du Parlement a assuré qu'il ne participerait pas à un « faux dialogue » avec le gouvernement de Nicolas Maduro.

Le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido tient une conférence de presse à Caracas.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido tient une conférence de presse à Caracas.

Photo : Reuters / Carlos Garcia Rawlins

Loin d’être intimidé par les centaines d’arrestations cette semaine, Juan Guaido maintient la pression en appelant à une « grande mobilisation » la semaine prochaine pour exiger le départ du chef de l'État, Nicolas Maduro.

Ceux qui croient que nous nous sommes dégonflés vont être frustrés, car il y a des gens dans la rue pour un moment, jusqu'à ce que cesse l'usurpation et qu'il y ait un gouvernement de transition et des élections libres.

Juan Guaido, chef du Parlement, « président » par intérim autoproclamé

La haute-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU fait état de 350 personnes arrêtées au pays les derniers jours, au cours des manifestations organisées contre le régime du président Maduro.

Des policiers à moto.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des policiers à moto lors d,Une manifestation de l'opposition contre le président Maduro, à Caracas.

Photo : AFP/Getty Images / YURI CORTEZ

Dans un communiqué, Michelle Bachelet, qui réclame une enquête indépendante et impartiale, évoque 320 arrestations pour la seule journée du 23 janvier.

Au moins 20 personnes ont été tuées mardi et mercredi, ajoute-t-elle, citant des « sources locales crédibles ». Elles auraient été atteintes par des tirs des forces de sécurité ou des membres de groupes armés prorégime.

L'ONG Observatorio Venezolano de Conflictividad Social, avance le bilan de 26 morts en quatre jours.

Je suis extrêmement inquiète de la situation au Venezuela, qui pourrait rapidement devenir hors de contrôle avec des conséquences catastrophiques.

Michelle Bachelet, haute commissaire de l'ONU aux droits de l'homme

Division internationale

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a annoncé la nomination d’un émissaire pour contribuer à « restaurer la démocratie » au Venezuela. Elliott Abrams est un ancien diplomate, qui a notamment servi sous les présidents républicains Ronald Reagan et George W. Bush.

Il se rendra samedi au Conseil de sécurité de l'ONU où Mike Pompeo entend « appeler les autres pays à soutenir la transition démocratique au Venezuela ».

Pour soutenir l’opposant Juan Guaido, Washington entend faire pression sur le président Maduro et son gouvernement en utilisant « les outils économiques et diplomatiques ».

La Russie, par la voix de son chef de la diplomatie, a dénoncé vendredi la « politique destructrice » de Washington, qui a été parmi les premiers à reconnaître le « président » par intérim autoproclamé au Venezuela. Les États-Unis ont été suivis par plusieurs pays d'Amérique latine et par le Canada.

« Nous voyons tous des appels ouverts à un coup d'État », a déclaré Sergueï Lavrov depuis Rabat, au Maroc.

Ce comportement [des États-Unis] est inadmissible, il sape les principes de la Charte de l'ONU et les normes de la communauté internationale.

Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères

M. Lavrov a ajouté que la Russie défendra cette position si une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU avait lieu sur ce sujet.

Les divisions ont atteint l’Europe. Les États membres de l'UE ne sont pas parvenus vendredi soir à s'entendre sur une nouvelle « déclaration commune » appelant à la convocation rapide d'élections au Venezuela, faute de quoi l'UE reconnaîtrait l'opposant Juan Guaido comme « président » par intérim, indiquent des sources diplomatiques citées par l’AFP.

Cette crise politique a lieu, alors que le pays est soumis à une pression économique marquée par des pénuries de nourriture et de médicaments, et une hyperinflation qui pourrait atteindre 10 000 000 % en 2019.

Avec les informations de Agence France-Presse

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