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Une école de Lac-Mégantic repousse les limites pour favoriser l'apprentissage

Les stations de travail de la classe de quatrième année de l'école Notre-Dame-de-Fatima

Plusieurs stations de travail sont à la disposition des élèves. Ils peuvent y rester au maximum deux heures.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quand on sait que les enfants passent jusqu'à 10 heures par jour dans une école, pourquoi ne pas rendre leur environnement plus inspirant? C'est le défi que s'est lancé l'école Notre-Dame-de-Fatima de Lac-Mégantic où un comité de revitalisation a été mis sur pied pour créer un climat favorable aux apprentissages.

Par exemple, les petits qui arrivent dans la classe de Mélissa Breton peuvent décider d'être accueillis en classe par une tape dans la main, une danse ou même une guerre de pouces! Ça commence la journée du bon pied dans le but de développer un bon lien avec mes enfants. Tout ce qui est habiletés sociales, on le travaille au préscolaire. Je trouvais que c'était une belle façon d'emmener ça avec les élèves, soutient l'enseignante de maternelle.

Une enseignante se livre à une guerre de pouces avec un élève.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les enfants de la maternelle choisissent eux-mêmes par quelle façon ils seront accueillis par leur enseignante. Parmi les choix, on retrouve une guerre de pouces!

Photo : Radio-Canada

Parce qu'il y a des matins plus difficiles, même quand on a cinq ans, les enfants peuvent aussi exprimer à leur enseignante comment ils se sentent en sélectionnant une image. Les amis disent "moi, j'ai de la peine pour telle raison ou je suis en colère. On trouve des solutions ensemble pour régler la problématique et je les sens disposés à l'apprentissage, analyse Mme Mélissa.

Miser sur l'autonomie

Quant aux plus grands de quatrième année, ils ont la chance d'avoir la première classe flexible de l'école. Au-delà du mobilier qui sort de l'ordinaire, dans cette classe, on donne les cours magistraux en début de la semaine, puis les élèves se font eux-mêmes un programme pour couvrir la matière.

L'objectif de cette façon de faire? Développer l'autonomie des enfants. Ils doivent voir quelles sont leurs priorités dans la semaine, qu'est-ce qu'ils doivent faire, s'ils ont des retards dans certains travaux. Ils apprennent à organiser leur horaire et leur travail, explique leur enseignante, Caroline Pelletier.

Deux élèves assises par terreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les bureaux de classe ordinaires ont disparu du local de quatrième année.

Photo : Radio-Canada

Ce boulot qu'ils doivent accomplir, les enfants peuvent le faire à l'endroit qui leur convient. Deux fois par jour, ils peuvent changer de station. Une façon d'apprendre qui plaisent à plus d'un. J'aime mieux être dans une classe flexible parce qu'on a des ballons, des grandes chaises, des chaises berçantes, on peut bouger, raconte l'un d'eux.

« Ça me stimule un peu plus d'aller à l'école parce que je sais qu'on a une belle classe et qu'on est bien. »

— Une citation de  Une élève de quatrième année de l'école Notre-Dame-de-Fatima de Lac-Mégantic

Le mouvement est lancé : deux autres groupes seront bientôt convertis en classe flexible.

Les escaliers dans le coup aussi

Et tant qu'à faire, pourquoi ne pas mettre aussi les escaliers à contribution? Le comité de revitalisation de l'école a décidé d'en faire non seulement un outil d'apprentissage, mais aussi une inspiration.

On s'est demandé ce qu'on voulait voir dans les marches. C'est quelque chose qu'ils vont voir plusieurs fois par jour. C'est de là qu'est venue les tables [de multiplication], c'est quand même difficile à mémoriser. Ensuite, on a choisi les verbes, raconte l'enseignante ressource, Anik Tousignant.

Les contre-marches de cet escalier affichent des tables de multiplications.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les enfants de l'école Notre-Dame-de-Fatima apprennent leurs multiplications même en montant les marches.

Photo : Radio-Canada

Au-delà des enseignements purement académiques, certaines marches affichent des pensées positives qui créent un véritable impact. Il y a des enfants qui, en lisant les pensées comme "Souris, la vie est belle!" se mettent à sourire. Ça peut changer une perception et changer leur journée, croit la secrétaire de l'endroit, Jessica Bouffard.

Encore plus

L'école veut aller plus loin encore. On souhaite maintenant adapter la cafétéria pour répondre au nouveau programme des habitudes de vie. Ils nous demandent que le temps de dîner soit un moment privilégié, que les surveillantes du midi puissent prendre le temps de discuter avec les enfants de ce qu'ils mangent, explique la directrice de l'école, Patricia Richer.

Pour l'instant, avec le bruit qu'il y a dans la cafétéria sur l'heure du midi, c'est une mission impossible à atteindre. Dans un avenir pas si lointain, des petites tables rondes, des séparations et même des parasols pourraient être installés. Le tout sera sur roulette afin d'être en mesure de réaménager le local au gré des besoins.

Pour y arriver, une campagne de financement sera lancée prochainement.

Avec les informations de Guylaine Charette

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