•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un député homosexuel fuit le Brésil, disant avoir peur pour sa vie

Le député brésilien Jean Wyllys s'adresse à des militants lors d'un rallye, micro à la main, en avril 2018.
Le député brésilien Jean Wyllys quitte ses fonctions et son pays. Photo: AFP/Getty Images / MAURO PIMENTEL
Reuters

Un député brésilien homosexuel de 44 ans a annoncé jeudi qu'il avait renoncé à ses fonctions et a quitté le Brésil à cause du nombre croissant de menaces de mort contre lui.

Jean Wyllys, premier député du pays à avoir annoncé son homosexualité, a déclaré au journal Folha de Sao Paulo qu'il avait fui le pays pour des raisons de sécurité. Son lieu de résidence actuel n'a pas été révélé.

Dans une lettre envoyée au Parti socialisme et liberté (PSOL) pour expliquer son départ, il indique que les menaces de mort qu’il recevait rendaient sa vie invivable et qu’il ne quittait presque plus son domicile de Rio. Des personnes de sa famille ont également été menacées, écrit-il.

Lors de son entretien avec le journal Folha, il a dit être constamment la cible de menaces de mort et de campagnes de dénigrement, et qu’il a même été poussé dans la rue en présence de ses gardes du corps.

D'après le journal, le nombre de menaces de mort envoyées à Jean Wyllys a augmenté depuis l'assassinat en mars dernier d'une conseillère municipale de Rio de Janeiro, Marielle Franco, une de ses amies.

Je ne veux pas me sacrifier. Je veux prendre soin de moi et rester en vie.

Jean Wyllys, député démissionnaire du Brésil

Il ajoute avoir décidé de partir quand il a été rendu public que le fils du nouveau président Jair Bolsonaro, Flavio, eut embauché des proches d’un ancien policier soupçonné d’être lié à l’assassinat de Marielle Franco.

Jean Wyllys, élu en octobre dernier pour un troisième mandat, était considéré par la communauté LGBT comme le principal défenseur des droits des homosexuels, en particulier depuis l'arrivée à la présidence de Jair Bolsonaro, au mois d’octobre.

Durant ses deux premiers mandats, il s’était également battu contre la discrimination religieuse et la violence envers les femmes.

Selon Jean Wyllys, les violences commises à l'encontre des personnes homosexuelles se sont multipliées depuis l'élection de M. Bolsonaro, qui a tenu des propos jugés homophobes durant la campagne électorale.

Le bureau de presse présidentiel a refusé de commenter.

Amériques

International