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Technologie 5G : Ottawa signe un contrat de recherche de 40 M$ avec Nokia

Il parle devant un grand panneau sur lequel on peut lire en grosse lettre Nokia.

Le président de Nokia, Risto Siilasmaa

Photo : The Associated Press / Antti Aimo-Koivisto

Radio-Canada

Le gouvernement fédéral doit annoncer à Davos la signature d'un contrat de recherche sur la technologie sans fil 5G avec le géant finlandais des télécommunications Nokia.

Le contrat de 40 millions de dollars permettra à Nokia de faire de la recherche sur la technologie nécessaire pour implanter le réseau 5G au Canada.

Le ministre canadien de l'Industrie, Navdeep Bains, présente ce contrat comme un moyen de soutenir plus de 2000 emplois déjà existants de Nokia au Canada et de créer 237 nouveaux postes, notamment dans la région d’Ottawa.

Nokia, Ericsson et Huawei comptent parmi les principaux candidats pour soutenir les entreprises de télécommunications canadiennes, comme BCE et Telus, dans le vaste projet de construction des réseaux mobiles 5G du pays.

Une décision devenue politique

Ce contrat avec Nokia intervient alors qu'Ottawa procède toujours à une analyse approfondie, notamment en matière de sécurité nationale, de l'implication possible du rival chinois de Nokia, Huawei, dans le réseau canadien de téléphonie mobile de cinquième génération.

L'entreprise chinoise fait face à de nombreuses allégations selon lesquelles elle aurait agi en tant qu'agence d'espionnage de l'armée et des services de sécurité chinois. Une accusation que Huawei nie formellement.

Les États-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont d’ailleurs interdit toute participation de Huawei dans le développement de leurs réseaux 5G, craignant que l'entreprise n'espionne pour le compte de la Chine.

L'ambassadeur de la Chine au Canada, Lu Shaye, a prévenu la semaine dernière que le gouvernement canadien s'exposerait à des « répercussions » s'il devait interdire à Huawei de fournir du matériel pour ces nouveaux systèmes de communication plus rapides et plus résilients destinés à la téléphonie mobile.

Cette déclaration a fait sourciller le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, et le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, qui ont répliqué que le géant chinois n'était pas la seule entreprise à pouvoir bâtir les réseaux sans fil de nouvelle génération au Canada.

Il reste que cette décision d'affaires est devenue de plus en plus politique depuis l'arrestation le 1er décembre à Vancouver de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, à la demande des États-Unis.

Avec les informations de La Presse canadienne

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