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Financement scolaire : la DSFM situe sa hausse à 2,3 %

L'école, vue de loin, un jour de neige. Un grand panneau annonce : « ÉCOLE PRÉCIEUX-SANG ».
La Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) se voit attribuer 56 millions de dollars soit une augmentation de 4,8 % par rapport à l'année dernière. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le gouvernement du Manitoba augmente d'un demi-point de pourcentage, soit de 6,6 millions de dollars, le financement alloué aux écoles primaires et secondaires publiques.

La Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) se voit attribuer 56 millions de dollars, soit une augmentation de 4,8 % par rapport à l'année dernière.

Toutefois, le secrétaire-trésorier de la DSFM, Serge Bisson, précise que « l'augmentation l'année prochaine pour la DSFM sera seulement de 2,3 % ».

Contrairement aux autres divisions scolaires qui représentent chacune un territoire, la DSFM ne peut pas prélever elle-même ses taxes. Celles-ci sont transférées par les autres divisions scolaires. Or Serge Bisson souligne que le transfert des taxes scolaires comprend une légère baisse.

« À la DSFM nous n'avons pas le droit de taxation et le 4,8 % représente les octrois, mais ce qui n'a pas été présenté, c'est qu'il va y avoir une légère baisse par rapport au transfert des taxes scolaires donc la somme totale pour la DSFM sera de 2.3 % », explique M. Bisson.

Il indique par ailleurs que l'argent servira notamment à augmenter les ressources en prévision d'une augmentation des élèves de l'ordre de 1 %.

« C'est une augmentation très proche du coût de la vie donc on devrait s'attendre à un budget qui maintient les services à la DSFM pour l'année 2019-2020 », indique Serge Bisson.

En revanche, le cas de la DSFM est relativement unique, car en raison de changements dans les effectifs et d'autres facteurs, plus de la moitié des conseils scolaires, y compris la division scolaire de Winnipeg, recevront un financement inférieur à celui de l'année en cours.

Le ministre de l'Éducation, Kelvin Goertzen, a déclaré que le gel des salaires de la fonction publique dans la province devrait aider les écoles à contrôler leurs coûts, car les salaires représentent environ 80 % de toutes les dépenses d'éducation.

M. Goertzen a également déclaré que les divisions ne seraient pas autorisées à augmenter les taxes foncières locales, une autre source de financement des écoles, de plus de 2 %.

Le gouvernement a annoncé un examen de l'éducation dans la province et n'exclut pas de réduire ni d'éliminer les conseils scolaires élus.

Les progressistes-conservateurs ont tenté de limiter les dépenses provinciales afin de respecter leur promesse électorale visant à atteindre l'équilibre budgétaire d'ici 2024.

En réponse à cette annonce, l'opposition dénonce un retour en arrière.

« Le Manitoba est revenu dans les années 1990. L’année dernière, le financement des écoles a été le plus bas depuis vingt ans. Cette année, Brian Pallister coupe des fonds pour plus de la moitié des divisions scolaires du Manitoba. Il demande l'aide du ministre de l'Éducation de Filmon pour préparer le terrain en vue de compressions d'enseignants et de classes plus nombreuses », estime le chef du Nouveau Parti démocratique du Manitoba, Wab Kinew.

« Cela aura de graves répercussions sur les élèves. Le gouvernement Pallister doit financer correctement l'éducation - en suivant le rythme des inscriptions et du taux de croissance économique. Les classes sont de plus en plus grandes, ce qui signifie que le plan de Pallister est mal noté. »

Manitoba

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