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Le terroir des Basques bientôt en vedette dans un bistro à Trois-Pistoles

Frédéric Moisan Wilson pose devant sa récolte de légumes

Frédéric Moisan Wilson, propriétaire de la ferme du Castor gras

Photo : Rachel Anctil-Poirier

Laurence Gallant

Un jeune maraîcher nouvellement établi dans les Basques ouvrira un bistro à Trois-Pistoles pour promouvoir les aliments du terroir et l'agriculture de proximité.

Frédéric Moisan Wilson a passé cinq ans notamment en Asie et en Australie, cumulant bon nombre d'expériences en agriculture avant de choisir de prendre racine dans les Basques.

Maintenant propriétaire de la ferme du Castor gras, il s'installera dans l'ancien Grenier d'Albertine, à Trois-Pistoles, et collaborera notamment avec ses voisins, les propriétaires de la microbrasserie Le Caveau.

Le bistro Le Grenier sera ouvert de mai à octobre, et l'entrepreneur compte s'allier à des producteurs, des pêcheurs et des transformateurs locaux pour élaborer un menu aussi accessible pour la population locale que pour les touristes.

C'est un peu le nerf de la guerre de mon projet, que ce soit éducatif et accessible, parce que je veux que tout le monde se nourrisse bien.

Frédéric Moisan Wilson, maraîcher et entrepreneur
L'ancien Grenier d'Albertine se transformera en bistro.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'ancien Grenier d'Albertine se transformera en bistro.

Photo : Frédéric Moisan Wilson

Il y a des réalités économiques locales qui me permettent de limiter mon transport, limiter mes intervenants, de là le marché de proximité et le circuit court qui me permettent d'être très compétitif au niveau des prix et d'attirer une clientèle avec ça, explique Frédéric Moisan Wilson.

Comme il a également de l’expérience en gestion de restaurant, le jeune homme de 28 ans espère être en mesure d’offrir des plats constitués à 95 % d’aliments locaux.

Sa ferme est pour l’instant encore au stade expérimental, mais il a pu tout de même vendre quelques légumes au marché de Trois-Pistoles, l’an dernier, à peine quelques mois après avoir commencé à aménager son terrain de jeu pour la production maraîchère.

Y’a eu beaucoup d’efforts physiques, tout a été creusé à la pelle!

Frédéric Moisan Wilson, maraîcher et entrepreneur
Vue sur la ferme du Castor gras et la ville de Trois-PistolesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Vue sur la ferme du Castor gras et la ville de Trois-Pistoles

Photo : Rachel Anctil-Poirier

Frédéric Moisan Wilson compte poursuivre le développement de sa ferme maraîchère en plus de chapeauter les activités en cuisine. L’agriculture hivernale en serre est également dans sa ligne de mire.

Des collaborateurs enthousiastes

À Saint-Simon, Gabriel Legaré, copropriétaire des Jardins Beaux-Lieux, fournira pour la première fois des légumes et des fines herbes à un restaurant.

Il accueille avec enthousiasme cette nouvelle collaboration, qui lui permettra de fournir une partie de ses récoltes, constituées d’une quarantaine de variétés de légumes, pour garnir un nouveau menu pistolois.

À la microbrasserie Le Caveau, Nicolas Falcimaigne se dit très heureux de cette nouvelle initiative, qui donnera une tout autre dimension aux locaux de l’ancien Grenier d’Albertine.

Le Caveau et l'église de Trois-PistolesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des assiettes concoctées par le bistro pourront également se retrouver sur les tables du Caveau

Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant

Ça va avoir des retombées sur tout le monde dans la région.

Nicolas Falcimaigne, copropriétaire de la microbrasserie Le Caveau

D'après lui, le nouveau bistro sera un prétexte de plus pour les visiteurs d'entrer dans la ville de Trois-Pistoles.

Les gens qui ne seraient jamais venus à Trois-Pistoles déjà l’an dernier ou l’autre année d’avant ont découvert Trois-Pistoles parce qu’ils font le tour des microbrasseries, et là avec la dimension restauration [...], on va être capables de garder ces gens-là un petit peu plus longtemps, de leur offrir une expérience plus diversifiée, affirme le brasseur.

Frédéric Moisan Wilson a également le projet de développer, sur sa ferme, un volet écotouristique dans le but de faire découvrir aux visiteurs les principes d'une agriculture durable.

Pousses de légumesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Frédéric Moisan Wilson croit que l'intérêt pour l'agriculture de proximité est bien présent dans Les Basques.

Photo : Rachel Anctil-Poirier

Le maraîcher est passionné de permaculture et espère pouvoir transmettre cet intérêt au plus grand nombre.

C’est de cumuler les fonctions de chacun des animaux, chacun des végétaux pour que tout s’harmonise le mieux possible, et c’est possible, c’est ce qui était fait dans le temps.
C’est bon économiquement et c’est bon pour l’environnement. C’est une bonne façon d’enrichir tout le monde
, affirme-t-il.

Dans un avenir rapproché, le propriétaire de la ferme du Castor gras sera à la recherche de quelques employés pour assurer sa production maraîchère, tout comme le service au bistro.

Bas-Saint-Laurent

Agriculture