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107 recommandations pour améliorer la protection de l’enfance au Nouveau-Brunswick

Gros plan sur la petite main sale d'un enfant pauvre.
Le rapport propose 107 recommandation pour améliorer l'efficacité des services de protection de l'enfance au Nouveau-Brunswick. Photo: iStock
Radio-Canada

Le rapport d'un consultant chargé d'évaluer le système de protection de l'enfance au Nouveau-Brunswick est rendu public.

L’exercice a été lancé à la suite d’un cas de négligence qui a secoué toute la province. Deux parents à Saint-Jean ont été condamnés à deux ans de prison, en avril 2018, pour avoir maltraité leurs cinq enfants.

Ces derniers étaient âgés de 6 mois à 9 ans en mai 2016 quand ils ont été découverts par hasard par des policiers qui exécutaient un mandat d’expulsion. Ils étaient très maigres. Certains étaient nus et souillés d'excréments. L’un avait des dents pourries, un autre souffrait de blessures autour des yeux.

Le gouvernement avait confié au consultant George Savoury, de la Nouvelle-Écosse, le mandat de faire un examen indépendant des services de protection de l’enfance et des services d’appui à la famille.

Il devait formuler des recommandations pouvant mener à des améliorations du système. Son rapport de 199 pages en compte 107.

Certaines recommandations peuvent être mises en œuvre facilement, selon M. Savoury, mais d’autres, qui portent sur des changements à apporter aux lois ou sur l’embauche de travailleurs sociaux, sont plus coûteuses.

Toutefois, elles sont toutes essentielles à la création d’un excellent système de bien-être à l’enfance au Nouveau-Brunswick, et les coûts liés à l’inaction sont encore plus élevés, peut-on lire dans son rapport.

Les coûts associés à chaque enfant victime de mauvais traitements s’élèvent à plus de 210 000 $, explique M. Savoury, et les coûts pour chaque cas de mort d’enfant attribuable à de mauvais traitements sont évalués à près de 1,3 million de dollars. Les conséquences pour les familles et les collectivités vont bien au-delà des coûts, souligne le consultant.

Des empreintes de mains et des barbouillages d'excréments recouvrent un murUn mur du logement à Saint-Jean où vivaient les cinq enfants maltraités par leurs parents était souillé d'excréments. Photo : CBC/Matthew Bingley

D’autres recommandations portent sur l’allègement de la charge de travail du personnel des services sociaux. Le nombre de dossiers confiés aux travailleurs sociaux, le manque de ressources technologiques à leur disposition et la longueur du temps nécessaire pour pourvoir les postes vacants compliquent leurs tâches, explique M. Savoury.

Il faut considérer les travailleurs sociaux comme étant tout aussi essentiels que les policiers ou les travailleurs de la santé, recommande aussi le consultant.

Selon lui, la mise en œuvre de ses recommandations mènera à de meilleurs services pour les enfants et leur famille, et à une meilleure appréciation publique du travail effectué en la matière par le personnel du ministère du Développement social.

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