•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un apiculteur canadien part en guerre contre le miel contrefait

Un pot de miel.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) soutient qu'elle analyse régulièrement les miels canadiens et importés pour vérifier leur conformité.

Photo : iStock

Fanny Bédard

Un apiculteur de Chilliwack, en Colombie-Britannique, Peter Awram, en a assez de voir ses profits baisser à cause de miels dilués. Il a donc décidé de créer une banque de données pour traquer les miels impurs.

M. Awram utilise une machine de résonance magnétique nucléaire pour détecter les produits ajoutés au miel. Il est l’un des rares producteurs de miel d'Amérique du Nord à posséder cet appareil qui lui permet de déterminer les molécules qui composent le produit analysé.

Il affirme que des personnes de partout au pays lui envoient des échantillons dans le but de connaître la proportion réelle de miel dilué vendu au pays.

L’étendue de la fraude dans le miel part en flèche. Ça devient ingérable.

Peter Awram, apiculteur

Dans la dernière année fiscale, plus de 23 % des produits du miel importés et testés par l’Agence canadienne des aliments contenaient des additifs (ACIA), malgré le fait qu’ils étaient identifiés comme purs.

Selon la famille de Peter Awram, qui travaille dans le domaine du miel depuis les années 1970, en raison de la contrefaçon, l’industrie devient moins lucrative. M. Awram espère que l’analyse du miel fera disparaître les produits contrefaits des étagères.

Un apiculteur dans un laboratoire

Peter Awram affirme que des personnes de partout au pays lui envoient des échantillons dans le but de connaître la proportion réelle de miel dilué vendu chez nous.

Photo : CBC

Conserver la pureté du miel canadien

L’ACIA analyse régulièrement les miels canadiens et importés pour vérifier leur conformité.

Toutefois, le directeur du Conseil canadien du miel, Rod Scarlett, pense qu'il reste beaucoup de travail à faire pour suivre ceux qui produisent des miels dilués.

« Beaucoup de gens qui font la promotion de nos produits à l'étranger sont rassurés par les efforts déployés par l'ACIA, mais ça reste un problème parce qu'il y a trop de personnes qui essaient de fausser les systèmes », soutient M. Scarlett.

Rod Scarlett affirme qu'il est au courant du travail de M. Awram et souhaite qu’il continue. « On a encouragé Peter à travailler avec l’ACIA pour obtenir une accréditation, pour qu’une base de données canadienne soit mise en place et pour travailler avec des laboratoires aux États-Unis afin qu’un système d’identification nord-américain soit mis en place. »

Identifier le miel contrefait

Peter Awram estime qu'il est important de repérer le miel contrefait, car il peut être difficile de déterminer sa provenance. « La plupart des gens pensent que la Chine est le producteur principal », dit l’apiculteur. Il ajoute que la Chine ne peut pas importer directement son miel au pays, car ses normes ne sont pas conformes à celles du Canada. Le miel chinois peut néanmoins se retrouver sur les tablettes canadiennes après être passé par d’autres pays.

Avec des informations d'Anita Bathe et de Matthew Low, CBC News

Colombie-Britannique et Yukon

Consommation