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Le PQ veut valoriser le travail chez les aînés

Deux hommes répondent aux questions des médias en conférence de presse.
Le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé (à droite), accompagné du député Harold LeBel. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre, le Parti québécois propose trois mesures afin de valoriser le travail des aînés.

Le parti suggère de permettre aux travailleurs de 65 ans et plus de cesser de cotiser au Régime de rentes du Québec, le régime d'assurance publique obligatoire pour les travailleurs. Cela entraînerait une hausse de leur salaire net de 5 %, selon le PQ.

Il recommande également au gouvernement de François Legault de reprendre une proposition du Parti libéral et de permettre le report de la rente de retraite jusqu’à 75 ans pour les travailleurs qui le désirent.

« Nous sommes d’avis que cette mesure représenterait un excellent incitatif pour demeurer au travail », a indiqué le chef parlementaire du PQ, Pascal Bérubé, en conférence de presse.

Le porte-parole du PQ pour les aînés et en matière d'emploi, Harold LeBel, a fait valoir que la fiscalité actuelle décourage un retour au travail des aînés parce qu'elle pénalise un employé aîné qui touche une rente en plus de son salaire.

On entend souvent des aînés dire être prêts à prendre un travail, mais que [s’ils le font], ils vont perdre en impôts. Qu’ils paieraient pour aller travailler.

Harold LeBel, député de Rimouski

Il ajoute que de donner la chance aux aînés d’intégrer le marché du travail « pourrait leur permettre de se sentir utiles et de briser l’isolement ». Et du même coup, venir en aide aux entrepreneurs et aux commerçants qui ont besoin de travailleurs.

Résorber les besoins en main-d’œuvre

Le PQ souligne que si le Québec avait le même taux d'emploi que l'Ontario pour les 60-69 ans, il y aurait 66 000 travailleurs actifs de plus sur le marché.

« Pourquoi se priver de gens compétents, motivés et qui ont envie de contribuer encore à la société et qui vont être heureux de contribuer et d’avoir un revenu supplémentaire », se demande Pascal Bérubé.

Enfin, le PQ propose que les aînés soient représentés à la Commission des partenaires du marché du travail, afin notamment de les mettre en contact avec des employeurs.

Pascal Bérubé croit que l’effet combiné des trois mesures va contribuer « à résorber un peu » les besoins de main-d’œuvre au Québec.

Avec les informations de La Presse canadienne

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