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Les nouvelles technologies transforment le travail du fermier

Le Parti vert présente sa plateforme électorale en vue des élections provinciales de septembre 2019.

Julien Sahuquillo

Jusqu'à jeudi se tient au centre Keystone de Brandon, au Manitoba, la 42e  Foire agricole annuelle. Au fil des années, les nouvelles technologies prennent une place prépondérante dans les stands. Plus connectés et plus automatiques, les outils du fermier sont en pleine mutation.

Dans les allées de la foire, si les tracteurs et les engins agricoles continuent de fasciner les enfants, ils n’ont en revanche que peu de rapport avec les modèles qu'ont connus leurs parents.

La grande majorité des produits présentés au salon disposent de systèmes de capteurs numériques, de la possibilité d’être automatisés ou même d'être contrôlés à distance depuis son cellulaire.

Selon Curtis Rempel, vice-président de Canola Council of Canada, le coût des technologies ayant baissé au fil des années, ces dernières sont devenues largement répandues dans le matériel agricole.

Tout le monde dans l’industrie se sert des nouvelles technologies à un moment ou à un autre de la production.

Curtis Rempel, Canola Council of Canada

Parmi les outils les plus populaires auprès des producteurs de Canola ou de grains, on note les systèmes de contrôle de la direction des tracteurs et d'autres machines par géolocalisation satellite.

Deux jeunes hommes testent un système de conduite automatisé par GPS.

Les systèmes de guidage par GPS comptent parmi les technologies qui séduisent à la foire agricole de Brandon.

Photo : Radio-Canada / Trevor Lyons

« C’est devenu un produit standard sur la plupart des tracteurs », souligne Curtis Rempel.

Augmenter sa productivité

Pour les principaux intéressés, de telles technologies apportent une plus grande précision et augmentent l’efficacité du travail.

Pour des fermiers comme Niels Halls, qui travaille dans une exploitation céréalière à Reston, travailler à l'aide d'écrans de contrôle est devenu le quotidien.

C’est beaucoup moins de fatigue à la fin de la journée de ne pas avoir à tout contrôler à la main et de ne pas avoir à activer tout plein de manettes.

Niels Halls, fermier

Il ajoute que ces nouvelles méthodes de travail lui permettent également de gagner une à deux heures par jour. Ce gain de temps peut alors être investi dans d’autres tâches afin d’augmenter la productivité.

Pour autant, toutes ces nouvelles machines aux fonctionnalités variées, ces systèmes électroniques complexes demandent aux agriculteurs d’aujourd’hui d'acquérir de nouvelles connaissances au-delà de leur activité première.

« Les fermiers sont vraiment au courant des technologies. Ils doivent l'être. Le marché est très compétitif », reconnaît Bill Baker, président d'Agtron, une entreprise qui fabrique des systèmes de contrôle en temps réel de l’épandage de graines.

Des fermiers à convaincre

Tous ne sont ainsi pas aussi désireux de changer leurs habitudes ou d’investir dans de nouveaux dispositifs techniques.

C’est en tout cas ce que constate Frédéric Carrard, le propriétaire d’Agromec Industries, une entreprise de fabrication d'accessoires agricoles pour les tracteurs.

« Je dirais que, pour la moitié des gens, il faut que ça soit le plus simple possible, et pour l'autre moitié, c'est bien s’il y a quelque chose d'un peu plus technologique et d'un peu plus rentable », remarque-t-il.

L'avenir robotique

Il n’en reste pas moins que l’industrie veut aller de l’avant. Des entrepreneurs comme Daniel Badiou et Katrina Jean-Laflamme sont persuadés que l’avenir du secteur est dans la robotique.

Après avoir participé au concours d’innovations il y a deux ans, ils sont revenus cette année pour présenter à la Foire de Brandon la version finale de leur poulailler au grand air entièrement automatisé.

« La tâche du fermier change. Ce n’est pas nécessairement de prendre soin des animaux, mais aussi de prendre soin du robot qui prend soin des animaux », conclut Daniel Badiou.

Manitoba

Agro-industrie