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La paralysie partielle aux États-Unis plonge les agriculteurs canadiens dans l’incertitude

Le reportage de Maxime Bertrand
Radio-Canada

La paralysie partielle du gouvernement américain en est à son 33e jour et on commence à sentir ses répercussions au Canada et particulièrement au Québec. Les agriculteurs ne sont pas en mesure de connaître le prix des grains et craignent d'avoir de la difficulté à planifier les semis.

L’inquiétude se lit surtout sur les visages des producteurs de grains. La période des semis approche et ils ne savent pas à quel saint se vouer.

Il n’y a personne qui peut dire ce qui en est. On n’a aucune donnée.

Louis-Marie Leduc, président du Syndicat de l’UPA de Vaudreuil-Soulanges

Ces données sont normalement publiées par le département américain de l'Agriculture, mais leur parution est retardée par la paralysie partielle de l’administration fédérale américaine.

On n'a plus de données par rapport aux exportations, aux ventes qui sont faites à l'avance aux États-Unis, et on n'a aucune donnée objective par rapport aux estimations de production dans les pays importants, comme au Brésil et en Argentine, où il y a une récolte présentement.

Étienne Lafrance, agent d’information sur les marchés chez les Producteurs de grains du Québec

La Bourse de Chicago, qui fixe le prix de référence du soya et du maïs notamment, est désormais incapable de faire son travail.

Normalement, quand il y a une sécheresse au Brésil ou en Argentine, surtout dans le soya, ça va faire monter les prix. Mais là, on n'a rien qui bouge.

Louis-Marie Leduc, président du Syndicat de l’UPA de Vaudreuil-Soulanges

Un prix plus élevé serait avantageux pour les agriculteurs qui préfèrent attendre avant de vendre leur soya. Ils craignent toutefois de devoir l'écouler au prix actuel du marché.

« Les prix, en ce moment, sont bien ordinaires par rapport à l'an passé », dit M. Leduc.

Le manque de données est aussi une source de stress en pleine planification des semis.

Les producteurs ont acheté la majeure partie de leur semence de ce printemps l'automne dernier, tout en se tenant prêts à saisir les occasions qui pourraient se présenter et à augmenter leurs profits.

Il y a toujours une partie d'ancrage qu'on garde […] de dire : ''Hop, le soya va être plus payant ou le blé va être plus payant!''

Stéphane Bisaillon, producteur de céréales à Saint-Jacques-le-Mineur

Mais sans données, « ça va être dur de prendre une décision », fait remarquer le président du Syndicat de l’UPA de Vaudreuil-Soulanges.

Les agriculteurs demeurent à l'affût des moindres soubresauts politiques à Washington dans l'espoir d'une sortie de crise prochaine.

D'après le reportage de Maxime Bertrand

Agriculture

Économie