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Une Première Nation demande une contribution financière aux commerces de Tofino

Un surfeur marche sur la plage avec sa planche sous le bras après être sorti de l'eau à Tofino, en Colombie-Britannique.

Une dizaine d'entreprises sont liées au surf à Tofino et devraient payer des frais supplémentaires.

Photo : Radio-Canada / Philippe Moulier

Adrien Blanc

La Première Nation des Tla-o-qui-Aht propose que les commerces de cette ville touristique de la côte de l'océan Pacifique paient des « frais pour l'écosystème » qui serviraient à financer des projets culturels et environnementaux.

La Première Nation met en place un plan sur cinq ans pour l’entretien et le développement des parcs et des plages qui entourent Tofino. Elle veut assurer la maintenance des chemins et des cours d’eau et embaucher des gardes pour protéger l’écosystème local.

Le responsable des ressources naturelles de la Première Nation des Tla-o-qui-Aht, Saya Masso, explique qu’il y a beaucoup de travail à faire pour restaurer l’habitat naturel des harengs et des saumons. Nous subissons encore le fardeau des mauvaises pratiques de la foresterie des années 1960, explique-t-il.

L’argent récupéré permettrait aussi à la Première Nation de développer sa culture et sa langue, notamment par la construction d’une maison longue.

Il y a beaucoup de lois au Canada qui [assurent] notre droit et notre souveraineté pour bénéficier de l’usage de notre territoire.

Saya Masso, responsable des ressources naturelles de la Première Nation des Tla-o-qui-Aht

Six entreprises versent déjà une contribution financière, assure Saya Masso. Une commerçante du parc tribal Meares Island, qui souhaite seulement être désignée par son prénom, Annie, dit qu’elle prélève 5 $ par client, qu’elle reverse à la Première Nation pour l’entretien d’un chemin touristique.

La contribution financière est versée de manière volontaire, mais l’objectif est qu’elle devienne obligatoire. Elle concernerait alors toutes les entreprises qui profitent de près ou de loin du tourisme à Tofino et à Long Beach, soit une centaine d’hôtels, de gîtes touristiques et de cottages, une trentaine de restaurants ainsi que les équipementiers et les guides de plein air.

Ces frais pour l’écosystème s’élèveraient à 1 ou 2 % de la facture pour le client, explique Saya Masso, mais ce n’est qu’une estimation, car la Première Nation veut travailler avec les commerces locaux pour déterminer le montant exact.

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