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L’industrie des pêches se penche sur ses déchets

Des pinces de crabe reposent dans une usine de transformation.

Les usines de transformation devront disposer de leurs résidus.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada

À partir de 2020, il ne sera plus possible au Québec d'enfouir des matières organiques. Il s'agit d'un enjeu de taille pour l'industrie des pêches, qui devra disposer de ses résidus.

Une réflexion est donc de mise sur la valorisation des carcasses de crustacés et autres débris organiques.

Le sujet est au cœur des discussions qui se déroulent présentement à Québec au congrès annuel de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche.

C’est pourquoi le centre d’innovation de l’aquaculture et des pêches, Merinov, s’est associé avec le centre de recherche agroalimentaire Cintech, à Saint-Hyacinthe, et l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF) de l’Université Laval.

Le chercheur industriel de Merinov Laurent Girault explique que le centre d'innovation souhaitait ainsi s’adjoindre des partenaires dont les compétences seraient complémentaires aux siennes, comme par exemple, la commercialisation des produits.

Crabe et homard

Le nouveau consortium de recherche travaillera d'abord à la valorisation des carapaces de crabe et de homard. Le défi est de développer des applications alimentaires.

Présentement, selon M. Girault, 90 % des produits fabriqués à partir des carapaces de homard et de crabe sont destinés à l’agriculture pour l’épandage ou le compostage.

Deux entreprises en alimentation humaine et deux entreprises en alimentation animale ont fait part aux chercheurs de leur intérêt, mais aussi de leurs exigences. Onze produits alimentaires ont été ciblés.

Bisque de homardAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bisque de homard

Photo : Radio-Canada

Les chercheurs vont explorer la possibilité de créer des poudres alimentaires, mais aussi des soupes et des bouillons.

Des farines pour animaux ainsi que des suppléments alimentaires pour améliorer leur santé sont également dans le plan de travail des chercheurs.

Merinov planche sur des produits de niche comme la fabrication de plastique biodégradable à partir de carapaces de crabe et de homard.

Laurent Girault souligne qu’il n’y aura pas une seule solution pour valoriser les résidus.

Ce travail de recherche pourrait ouvrir la porte à de plus longues périodes de production dans les usines de transformation.

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