•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Modification du registre des armes à feu : les opposants gardent le cap

Des armes de chasse disposées en ranger et à la verticale dans une boutique de chasse et pêche.
Au Québec, les armes d'épaule doivent être immatriculées avant le 30 janvier 2019. Photo: Radio-Canada
Emily Blais

La ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault a présenté, mercredi, son projet de modification de la loi sur l'immatriculation des armes à feu au Québec. Malgré ces changements proposés, les opposants au registre continuent de le dénoncer.

La ministre désire ainsi retirer l'obligation de fournir la mesure de la longueur du canon lors de la demande d'immatriculation des armes à feu.

D'autres modifications porteront sur le numéro d'immatriculation à transmettre sur demande à un agent de la paix et sur l'avis à transmettre au Service d'immatriculation des armes à feu pour indiquer un changement temporaire du lieu où l'arme est gardée. En ce moment, tout déplacement de 15 jours ou plus doit être indiqué.

Des suggestions qui ne satisfont pas tous les protestataires en Abitibi-Témiscamingue.

Geneviève Guilbault a rappelé que le registre est là pour rester. Elle a aussi souligné la contribution d'Émilise Lessard-Therrien, députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, pour encourager les propriétaires d'armes à feu à les enregistrer.

Je veux féliciter la députée solidaire de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, qui a présenté une vidéo, dans laquelle elle démontre la facilité d'enregistrer son arme. Quoi qu'il en soit, son bureau, comme le bureau de plusieurs députés, nous font part des difficultés rencontrées par plusieurs citoyens pour l'enregistrement de leurs armes, notamment sur l'enjeu de la longueur du canon, qui font partie de ceux auxquels je veux apporter des modifications, indique-t-elle.

Émilise Lessard-Therrien satisfaite

La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue est satisfaite des modifications suggérées. Elle invite les citoyens à continuer de lui faire part des problèmes rencontrés.

Pour que le registre soit efficace, il faut aussi qu'il soit collé sur la réalité des chasseurs. Notamment, le règlement sur le déplacement de l'arme pendant plus de 15 jours consécutifs, on savait que c'était du sable de l'engrenage, soutient-elle.

La date limite d'enregistrement des armes à feu est le 29 janvier et les changements à la loi seront proposés en session parlementaire, où la reprise est prévue le 5 février.

Le fait que les modifications proposées entrent en vigueur seulement après l'entrée en vigueur de la loi, ça enlève toute la crédibilité de ces propositions-là.

Pascal Bibeau, Témiscamingue contre le registre des armes à feu

Et puis de toute manière, le mouvement d'opposition s'oppose au registre en général, donc ça n'a aucune répercussion, je le répète, réagit l'initiateur d'un mouvement au Témiscamingue contre le registre des armes à feu, Pascal Bibeau.

La municipalité de Saint-Bruno-de-Guigues se positionne à son tour pour demander un moratoire et des consultations publiques sur le registre.

On est tout à fait d'accord concernant la sécurité publique. Maintenant, sur cette loi-là et le registre dans sa forme actuelle, la proposition qu'on faisait, c'est un moratoire, précise la mairesse Carmen Côté.

Le Regroupement de femmes de l'Abitibi-Témiscamingue se dit en faveur de la loi sur l'immatriculation des armes à feu et espère que les municipalités se rallient pour envoyer un message fort de protéger les victimes de violence conjugale et éviter des morts et des blessures graves par balle.

Abitibi–Témiscamingue

Armes à feu