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Les professionnels de Loto-Québec en grève dès jeudi

Un logo circulaire bleu et blanc, sous lequel on peut lire Loto Québec, est photographié devant un gratte-ciel.

L'édifice de Loto-Québec

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les professionnels de Loto-Québec entameront une grève de soir et de fin de semaine pour une durée illimitée, dès 18 h jeudi.

Les membres du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) sont sans convention collective depuis décembre 2014.

Les syndiqués estiment que les négociations avec l'employeur sont dans l’impasse et que la société d'État négocie de mauvaise foi.

« Ça fait plusieurs avertissements qu’on lance au gouvernement quant à l’exaspération de nos membres par rapport à l’évolution de leurs négociations », explique le président du SPGQ, Richard Perron.

Les syndiqués avaient déjà eu recours à la grève l’automne dernier.

Mais selon M. Perron, ils avaient levé leurs moyens de pression « en toute bonne foi pour donner une chance à la négociation », à la demande du gouvernement de François Legault, fraîchement élu.

La nouvelle administration leur aurait alors « fait des offres qui s’approchaient de ce qui aurait pu être acceptable ».

Mais une fois les moyens de pression levés, « ils nous sont revenus avec une position plus dure », soutient Richard Perron.

« C’est très, très cavalier, c’est très surprenant », déplore-t-il.

Non seulement ils ont retiré ce qu’ils avaient déjà offert, mais en plus ils ont exigé de nouvelles concessions qu’ils n’avaient jamais exigées avant.

Richard Perron, président, Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

Ces concessions concerneraient la gestion, la sécurité d’emploi et les conditions de travail, explique M. Perron sans plus donner de détails.

Un homme accorde une entrevue à la caméra.

Richard Perron, président du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec

Photo : Radio-Canada

Des sous-traitants payés au triple

Le président du syndicat indique qu’une multitude de postes ne sont pas pourvus à Loto-Québec, qui « utilise des consultants payés au triple d’un professionnel pour effectuer le même travail ».

La SPGQ estime que Loto-Québec emploie 63 consultants, dont la somme des salaires équivaut à la demande d'augmentation salariale des 450 professionnelles et professionnels de Loto-Québec.

C’est un employeur qui se fout complètement d’avoir à payer des sous-traitants trois fois le prix pour pouvoir régner en roi et maître.

Richard Perron

Le SPGQ dit être toujours en attente de rencontrer le président du Conseil du Trésor, Christian Dubé, afin de trouver une solution à l’impasse. « C’est silence radio » du côté du gouvernement, s’exaspère M. Perron.

En attendant, les employés seront en grève dès le 24 janvier, les soirs et les fins de semaine.

« Ce n’est pas le moyen de pression le plus lourd, mais c’est un moyen de pression qui est extrêmement fatigant pour l’employeur », assure Richard Perron, ajoutant que « s’il le faut, on passera à d’autres étapes par la suite ».

Les quelque 450 professionnels devaient lancer leur action par une manifestation jeudi midi devant les bureaux de Loto-Québec à Montréal, mais celle-ci a été annulée en raison du mauvais temps.

Relations de travail

Économie