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L’accès à l’intelligence artificielle devrait être un nouveau droit fondamental, disent des experts

Une photo de Marc Benioff en train de s'exprimer devant un micro. Il porte un veston bleu foncé et une chemise d'un bleu un peu plus pâle.
Marc Benioff, président-directeur général de Salesforce Photo: Reuters / Ruben Sprich

L'intelligence artificielle (IA) risque de creuser les inégalités dans le monde si son développement n'est pas bien surveillé. C'est pourquoi l'accès à cette technologie devrait devenir un nouveau droit fondamental, ont affirmé des experts au Forum économique mondial (FEM) mardi, à Davos.

Ces spécialistes faisaient partie d’un panel sur la « quatrième révolution industrielle », qu’ils associent à la démocratisation de l’intelligence artificielle.

Marc Benioff, président-directeur général de l’entreprise d’infonuagique Salesforce, a notamment appelé à la prudence dans le développement de l’IA.

« La quatrième révolution industrielle est un moment historique extraordinaire, a-t-il affirmé. [Elle] porte de grandes promesses de création de nouveaux emplois, de nouvelles façons de guérir des maladies et de soulager la souffrance. Mais d’un autre côté, il existe un risque qu’elle aggrave les inégalités économiques, raciales, environnementales et de genre. Nous risquons une nouvelle division technologique entre ceux qui ont accès à l’IA et ceux qui n’y ont pas accès. »

Combattre la pauvreté

Ce dirigeant d’entreprise établi à San Francisco, en plein cœur de la Silicon Valley, s’exprime régulièrement au sujet des inégalités dans les sociétés technologiquement très avancées. Il a notamment milité dans les derniers mois pour la Proposition C, un projet de loi visant à augmenter les impôts des grandes entreprises de San Francisco pour soutenir le nombre croissant de sans-abris dans la ville californienne. La loi a été adoptée en novembre à la suite d’un référendum.

« Aujourd’hui, seuls quelques pays et quelques entreprises ont accès à la meilleure IA au monde, mentionne-t-il. Et ceux qui la possèdent seront plus intelligents, plus en santé, plus riches et, bien entendu, leurs forces armées seront significativement plus avancées. »

M. Benioff croit que les dirigeants mondiaux ont un devoir de réflexion et d’introspection à l’égard de l’IA : « Que faisons-nous de concret pour rendre ces technologies réellement accessibles à tout le monde? Ceux qui n’ont pas d’IA seront moins éduqués, plus faibles, plus pauvres et plus malades. On doit se demander si c’est le genre de monde dans lequel on veut vivre. »

Je pense sincèrement que l’IA sera un nouveau droit fondamental. Chaque personne et chaque pays doit avoir accès à cette nouvelle technologie cruciale.

Marc Benioff, président-directeur général de Salesforce

Une réflexion mondiale

Marc Benioff faisait ces déclarations au lancement par le FEM d’un centre pour la quatrième révolution industrielle en Colombie. Celui-ci s’ajoute à des groupes du même genre aux États-Unis, en Chine, en Inde et au Japon.

Ces centres doivent servir à réfléchir aux conséquences positives et négatives du développement des technologies émergentes et à d’éventuelles politiques internationales. Le FEM espère que l’établissement de tels centres dans différentes régions du monde contribuera à démocratiser davantage ces technologies et à tenir compte d’une grande variété de points de vue.

« Nous devons reconnaître que les attitudes et les visions pour l’IA peuvent différer selon les pays et les régions, et nous devons trouver un moyen de travailler ensemble », a indiqué Kai-Fu Lee, le président du conseil mondial sur l’IA du FEM. « Une approche fourre-tout ne fonctionnera tout simplement pas », dit-il.

Avec les informations de TechCrunch, et CNBC

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