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Violence sexuelle : des organismes attendent toujours une augmentation de leur financement

Le poing d'un homme se serre, une femme est en arrière-plan.
Deux associations contre la violence sexuelle demandent au gouvernement de l'Ontario d'augmenter le financement dans ce secteur. Photo: iStock
Philippe de Montigny

Les centres d'aide aux victimes de violence sexuelle demandent au gouvernement de Doug Ford d'honorer une hausse de financement de 30 % promise par les libéraux l'an dernier, une première augmentation depuis des décennies pour certains organismes.

En mars, le gouvernement de Kathleen Wynne s’était engagé à hausser de 242 millions de dollars sur trois ans l’enveloppe destinée aux différents programmes de lutte contre la violence faite aux femmes et aux centres d’aide aux victimes.

L’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes et son homologue anglophone, Ontario Coalition of Rape Crisis Centres, ont demandé il y a deux semaines une rencontre avec la procureure générale et ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney.

C’était une augmentation très significative. Pour certains centres, ça pouvait représenter des augmentations d’environ 60 000 $ par année. Pour d’autres, selon leur taille et leur emplacement, ça pouvait représenter plusieurs centaines de milliers de dollars.

Maïra Martin, directrice générale, Action ontarienne contre la violence faite aux femmes
Des affiches montrent une tête de femme qui devient une main masculine et une tête de femme enserrée dans une main géante.La directrice générale du groupe AOCVF, Maïra Martin, soutient que la violence psychologique précède la violence physique. Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Défis particuliers pour les centres francophones

Ces sommes devaient permettre notamment aux refuges et aux centres d’embaucher davantage de personnel et de bonifier leurs programmes, alors que la demande pour ces services dans l’ère #MoiAussi a fortement augmenté, soutient Mme Martin.

Ça fait longtemps qu'on fait des revendications pour que ces organismes aient une augmentation de financement, dit-elle.

Les centres qui offrent des services en français ont des défis particuliers, ajoute-t-elle, parce qu’ils desservent un territoire beaucoup plus vaste : les coûts de promotion des services et de déplacement des intervenants sont alors plus importants.

Les deux associations reconnaissent toutefois le fait que la ministre des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires, Lisa MacLeod, a annoncé en novembre une hausse de 11,5 millions de dollars du financement des refuges et services aux victimes de violence conjugale.

On a un ministère qui avance et un autre qui est silencieux, affirme Mme Martin. Le bureau de la ministre Mulroney prévoit de rencontrer des représentants des deux associations au début de février.

Un porte-parole de Mme Mulroney a par ailleurs répondu par courriel que le ministère comprend l'importance du travail de ces organismes et qu'il revoit l'ensemble des programmes financés par la province en vue de mieux répondre aux besoins des victimes.

Une femme parle aux journalistesCaroline Mulroney en mêlée de presse mardi Photo : Radio-Canada

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