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Edmonton poursuit le déneigement au chlorure de calcium

Un camion déverse un mélange liquide à base de chlorure de calcium sur une route.
Edmonton déverse du chlorure de calcium sur près de 3 % de ses axes routiers. Le produit est également utilisé par la province sur certaines routes comme l'autoroute Anthony-Henday. Photo: CBC / Zoe Todd
Radio-Canada

Le conseil municipal d'Edmonton a décidé, mardi, de poursuivre son projet pilote de déneigement jusqu'à la fin de l'hiver, malgré la polémique que suscite l'utilisation de chlorure de calcium pour déglacer la chaussée.

Si les élus ont choisi de continuer d’épandre ce produit controversé sur les routes, c’est pour mieux en apprécier les effets sur les infrastructures.

Cette décision arrive une semaine après la divulgation d’une étude démontrant les effets néfastes du chlorure de calcium sur les routes et les véhicules.

Selon le rapport des ingénieurs de la Ville, le chlorure de calcium entraîne une dégradation plus rapide de l’asphalte.

Mais les conclusions de cette étude, rédigée en juin 2018, n’ont été communiquées qu’en janvier 2019, après une demande d’accès à l’information faite par les médias.

Opposé au projet, le conseiller Aaron Paquette espère que ces révélations ne viendront pas saper la confiance des Edmontoniens envers les décisions prises par leurs élus municipaux.

Agir en connaissance de cause

Comme la plupart de ses collègues, le conseiller Michael Walters espère que la prolongation du programme de déneigement permettra de mieux comprendre ce qui pose un problème dans la composition du produit de dégivrage.

« C’est probablement la quantité de sel introduite dans le mélange qui est en cause », avance-t-il.

Pourtant, plusieurs habitants se sont plaints à la Ville que leurs véhicules rouillaient de façon plus importante depuis que du chlorure de calcium était déversé sur les chaussées.

« Les habitants n’aiment pas ce produit », reconnaît Gord Cebryk, le directeur municipal adjoint, qui observe également que les Edmontoniens déneigent déjà leurs allées avec des produits qui contiennent aussi un mélange de sel et de chlorure de sodium.

Alors, qui du sel ou du chlorure de calcium est le véritable coupable?

« Nous n’aurons peut-être pas de réponse exacte à la fin du projet pilote, mais nous serons mieux outillés pour savoir quelle est la meilleure [technique] à utiliser », répond M. Cebryk.

Quoi qu’il en soit, il faudra attendre le mois de juin prochain pour connaître les premières conclusions du nouveau rapport.

Alberta

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