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Un lac d'Amérique à l'origine du refroidissement de l'Europe

Radio-Canada

Une étude canado-américaine démontre que le déversement dans l'Atlantique d'un gigantesque lac, aujourd'hui disparu, aurait provoqué le refroidissement du climat européen il y a 8200 ans.

Une étude canado-américaine démontre que le déversement dans l'Atlantique d'un gigantesque lac, aujourd'hui disparu, aurait provoqué le refroidissement du climat européen il y a 8200 ans. Le lac Agassiz aurait rompu sa barrière de glace, vestige de la dernière période glaciaire, et se serait ensuite répandu dans l'Atlantique.

Cette importante masse d'eau froide aurait provoqué un refroidissement du climat européen pendant 200 ans. À son apogée, le Aggasiz s'étendait de l'ouest du Manitoba au Québec, et vers le sud jusqu'au Dakota du Nord et au Minnesota, soit une superficie d'environ 350 000 kilomètres carrés. Il était plus de deux fois plus grand que les actuels Grands Lacs à la frontière américano-canadienne.

Il y a 8500 ans, les glaciers nord-américains reculaient rapidement et le lac Agassiz rétrécissait mais couvrait encore les plaines au sud de la Baie d'Hudson et au nord des Grands Lacs. Ses eaux ont commencé à déborder d'abord dans le fleuve Mississippi vers le Golfe du Mexique, puis dans le Saint-Laurent à destination de l'Atlantique. Mais il y a environ 8200 ans, les eaux du lac se sont soudain répandues dans la Baie d'Hudson et en quelques mois pratiquement tout le lac s'est vidé dans l'Atlantique Nord.

Les chercheurs estiment que ce colossal déversement d'eau douce a peut-être perturbé les courants de l'Atlantique Nord, car l'Europe, où le climat est tempéré par les eaux chaudes du Gulf Stream, a connu un brusque refroidissement.

Les chercheurs ont trouvé des preuves d'une baisse des températures à l'époque en Europe et au Groenland. Les scientifiques pensent que la température a perdu jusqu'à cinq degrés sur une période de 200 ans.

Les résultats de l'étude menée par des chercheurs de l'université de Colombie-Britannique, de l'université du Manitoba et du Smithsonian Institute sont publiés dans la revue Science.

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