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Scheer et Trudeau ont parlé à Legault, qu’attend Singh?

Jagmeet Singh, vu de proche.

D'anciens stratèges néo-démocrates se disent surpris que Jagmeet Singh n'ait toujours pas eu de discussion avec François Legault.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Radio-Canada

Québec devrait être un champ de bataille incontournable lors de la prochaine élection fédérale, les chefs conservateurs et libéraux l'ont compris et ont entamé des discussions avec son premier ministre, François Legault. Mais le chef néo-démocrate, lui, tarde à agir. Radio-Canada a appris que Jagmeet Singh n'a toujours pas parlé à François Legault ni n'a encore demandé de rencontre.

Un texte de Philippe-Vincent Foisy, correspondant parlementaire et animateur de La Mêlée politique

D’anciens stratèges néo-démocrates, qui ont accepté de parler à Radio-Canada sous couvert de l’anonymat, se sont dits « surpris » que le chef n’ait pas encore pris le téléphone, ne serait-ce que pour une discussion avec François Legault, et ce, plus de 100 jours après l’élection québécoise.

D’autant que le NPD a des « offres concrètes et spécifiques » pour le Québec dont on ne parle pas puisque M. Singh est absent des débats : on ne voit que Justin Trudeau, Andrew Scheer et François Legault.

Parmi ces offres : imposer la taxe de vente à Netflix et reconnaître comme une erreur historique le fait que la Constitution ait été rapatriée en 1982 sans la signature du Québec.

L’ouverture est déjà faite, soutient le NPD

Au NPD, on indique que M. Singh se concentre presque exclusivement sur l’élection partielle dans Burnaby-Sud, où il tentera de se faire élire le 25 février. Le parti a d’ailleurs annulé son caucus pour préparer la rentrée parlementaire afin que le chef puisse rester sur le terrain.

Le parti souligne par contre que l’équipe du chef travaille sur une demande de rencontre avec le premier ministre du Québec qui pourrait avoir lieu dans les mois suivant la partielle.

Il rappelle aussi que leur chef avait envoyé une lettre à François Legault après son élection, dans laquelle il affirmait qu’il pouvait « compter sur [lui] et sur le caucus néo-démocrate pour être un allié à Ottawa ».

« Nous devons nous engager dans une nouvelle ère où Ottawa est un partenaire plutôt qu’un donneur d’ordres. Ce fédéralisme coopératif doit prendre appui sur un respect des champs de juridiction propres au Québec, et c’est le sens de mon engagement », avait-il alors écrit, sans toutefois l’inviter à poursuivre la discussion.

Selon nos informations, le bureau du chef néo-démocrate a les coordonnées de la personne à joindre à Québec et le cabinet de François Legault se dit très ouvert à tenir une rencontre entre les deux hommes politiques.

La semaine prochaine, François Legault sera par ailleurs à Gatineau avec tous ses députés.

À l'assaut du Québec

Selon les stratèges de tous les partis, le Québec jouera un rôle crucial lors de la prochaine élection. Même le néo-démocrate, Sven Robinson, croit que le Québec sera central.

Les libéraux et les conservateurs espèrent y faire suffisamment de gains pour former le prochain gouvernement, le Bloc québécois pour devenir un parti reconnu, le NPD pour préserver les quelques sièges qui lui restent et le Parti populaire du Canada, de Maxime Bernier, pour y gagner possiblement son seul siège.

Les chefs libéral et conservateur ont profité, eux, des derniers mois pour se rapprocher le plus possible du premier ministre Legault, en pleine lune de miel avec l’électorat de la belle province.

Le premier ministre Justin Trudeau a eu trois tête-à-tête officiels avec lui, tandis qu’Andrew Scheer s’est rendu à Québec, un mois seulement après l’élection de la CAQ.

Le nouveau chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, compte pour sa part avoir une discussion avec M. Legault dès que possible.

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