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Trois autres individus accusés en lien avec le vol chez Pronature à Alma

Un homme est escorté par un policier.
Steeve Béland à sa sortie du quartier général de la Sûreté du Québec à Chicoutimi Photo: Radio-Canada
Mélissa Savoie-Soulières

Trois individus ont comparu mercredi matin au palais de justice de Chicoutimi en lien avec du trafic d'armes. Ces accusés ont tous été arrêtés mardi dans la réserve faunique des Laurentides.

Les trois accusés font partie des neuf personnes arrêtées dans le secteur de l’Étape.

Lors de l'arrestation, les agents de l’Escouade régionale mixte ont saisi neuf armes de poing.

Ces armes, des pistolets et des revolvers, avaient été volées en octobre chez Pronature d’Alma.

Salematou Camara de Saint-Ambroise a été accusée d’avoir eu en sa possession plus de 5000 $ qui ont été obtenus de façon criminelle.

Son conjoint de fait, Steeve Béland, a quant à lui été accusé d’avoir eu des armes à feu dans le but de les céder.

Le couple est sans antécédents judiciaires.

Une femme suit un policier, la tête penchée en avant.Les policiers de la SQ amènent Salematou Camara à sa comparution. Photo : Radio-Canada / Mélissa Savoie-Soulières

Marie-Philippe Côté, elle aussi de Saint-Ambroise, est quant à elle accusée d’avoir comploté avec Steeve Béland, entre autres, pour faire du trafic d’armes.

Elle aurait commis ce crime dans la région, mais aussi ailleurs au Québec, selon l’acte d’accusation.

Mardi, trois personnes avaient déjà comparu relativement au vol d’octobre.

Laurence Riverin-Desrosiers de Saguenay est accusée de possession d’armes à feu. Elle a été libérée mercredi après-midi après son enquête sur remise en liberté.

Jean-François Bergeron de Saguenay et Jordan Buissereth de Montréal sont accusés d’entrave au travail des policiers.

Une jeune femme cache son visage sous son capuchon.Marie-Philippe Côté escortée par les policiers avant de se rendre au palais de justice de Chicoutimi Photo : Radio-Canada

La procureure aux poursuites criminelles et pénales s’est objectée à la remise en liberté de tous ces individus.

Salematou Camara a cependant été libérée en après-midi après son enquête sur remise en liberté.

Son avocat Olivier Théorêt a présenté une série de garanties au juge, dont un dépôt en argent.

L'accusée peut donc retourner à son domicile de Saint-Ambroise en attendant son retour en cour le 1er février.

Elle doit garder la paix et avoir une bonne conduite.

Elle ne peut pas avoir d'armes en sa possession.

Elle ne peut pas non plus consommer d'alcool ni se trouver dans les bars.

Un réseau?

La thèse du réseau de trafic d’armes est toujours étudiée par les policiers.

Comme l’enquête n’est pas terminée, il est difficile de le confirmer à ce moment, soutient la SQ.

Pour l’instant, il est trop tôt encore. Il y a plein de choses encore à aller fouiller pour déterminer où allaient ces armes-là. Est-ce que c’était pour un réseau qui voulait les avoir? L’enquête se poursuit, explique le porte-parole de l’Escouade régionale mixte, Hugues Beaulieu.

Aucune accusation n’a donc été portée en ce sens pour le moment.

Il n’y a pas de chef de gangstérisme. Réseau? Il y a une certaine cohérence entre les accusations. Il y a des ramifications évidemment entre les individus, d’où les interdictions de contact entre eux, ajoute la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Marie Sirois.

Neuf individus ont été arrêtés, mais seulement six ont déjà été accusés.

Les personnes accusées pourraient face à des accusations supplémentaires au cours des prochains jours, et de nouveaux individus pourraient aussi comparaître.

Saguenay–Lac-St-Jean

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