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Référendum à l’Î.-P.-É. : le manque d’information en français critiqué

Isabelle Dasylva-Gill devant un drapeau acadien.

Isabelle Dasylva-Gill, directrice de la Société Saint-Thomas d’Aquin.

Photo : Radio-Canada / CBC / Sarah MacMillan

Radio-Canada

La Société Saint-Thomas-d'Aquin, qui représente les Acadiens et francophones de l'Île-du-Prince-Édouard, aimerait que les électeurs soient mieux informés en français sur les enjeux du référendum des prochains mois.

En 2019, les électeurs de l’Île-du-Prince-Édouard se prononceront par référendum sur une possible réforme du mode de scrutin. La question posée sera : L’Île-du-Prince-Édouard devrait-elle changer son système électoral actuel (uninominal majoritaire à un tour) au système mixte avec compensation proportionnelle?

La semaine dernière, le commissaire du référendum, Gerard Mitchell, a présenté la première des 15 séances d’information qui sont prévues à travers la province pour informer les citoyens sur les deux options qui s’offriront à eux.

Une traduction en français de la séance en anglais sera offerte seulement à la 15e et dernière soirée d’information, celle du 28 février à l’École Évangéline d’Abram-Village.

Isabelle Dasylva-Gill, la directrice de la Société Saint-Thomas d’Aquin, estime que les enjeux de ce référendum sont difficiles à traduire dans n’importe quelle langue.

Pour cette raison, Mme Dasylva-Gill aimerait que les électeurs francophones aient la possibilité de recevoir au moins une séance d’information entièrement en français.

De plus, souligne Mme Dasylva-Gill, il y a des francophones un peu partout à travers la province, notamment à Charlottetown.

Referendum PEI dit que la décision de n’offrir la traduction en français qu’à une seule des séances est basée sur la proportion de locuteurs francophones dans la province.

Selon le recensement de 2016, il y a 4550 personnes dont le français est la langue maternelle à l’Île-du-Prince-Édouard, et 115 résidents qui ne parlent que le français.

Gerard Mitchell interviewé dans son bureau

Le commissaire Gerard Mitchell.

Photo : CBC / Preston Mulligan

Dans une déclaration écrite, le commissaire Gerald Mitchell indique que toute l’information au sujet du référendum de 2019 est disponible en français (Nouvelle fenêtre).

Les élections provinciales ainsi que le référendum doivent avoir lieu d’ici la fin de l’année. Les organisateurs des séances d’information aimeraient en augmenter le nombre au-delà des 15 déjà à l’horaire.

S’il reçoit beaucoup de demandes pour des séances traduites en français, le bureau du commissaire du référendum se dit ouvert à la possibilité d’en inclure davantage lors d’une seconde tournée à travers la province.

Plusieurs plébiscites

Ce n'est pas la première fois que les électeurs de l'Île-du-Prince-Édouard se prononcent par plébiscite sur leur mode de scrutin. En 2005, 64 % des électeurs avaient voté en faveur du statu quo, mais une courte majorité a voté pour le changement en 2016.

Jugeant le taux de participation trop faible lors du plus récent plébiscite, le premier ministre Wade MacLauchlan a décidé de soumettre une fois de plus la question aux insulaires.

Avec les informations de CBC

Île-du-Prince-Édouard

Francophonie