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Deux jeunes arrêtés après des menaces en ligne envers trois écoles de Winnipeg

Le directeur général de la Division scolaire Louis-Riel, Christian Michalik.

Le directeur général de la Division scolaire Louis-Riel, Christian Michalik, affirme qu'il n'y a plus de menace pour l'École Van Belleghem.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La vie a repris son cours normal à l'École Van Belleghem, mercredi, après que l'école eut vécu un épisode de confinement à la suite de menaces. La police de Winnipeg a arrêté deux adolescents pour des menaces proférées contre des écoles sur les médias sociaux, la semaine dernière.

« Ce matin, c’est le retour à la normale », affirme le directeur général de la Division scolaire Louis-Riel, Christian Michalik.

Mercredi, la police de Winnipeg a indiqué avoir arrêté deux jeunes, âgés de 12 et 13 ans. Ils sont suspectés d’avoir proféré des menaces envers trois écoles de Winnipeg sur les médias sociaux. Selon la police, ils n’avaient pas accès à des armes et croyaient qu’ils ne seraient pas découverts.

Ces arrestations surviennent à la suite de menaces faites jeudi dernier contre les écoles Arthur Day Middle School et John W. Gunn Middle School, de la Division scolaire River East Transcona, ainsi qu’à l’endroit de l’École Van Belleghem. Les messages menaçaient aussi des agents de police, précise le porte-parole des services de police de Winnipeg, le sergent Jay Murray.

Une école secouée

L'école était en confinement barricadé depuis vendredi dernier. Les classes avaient lieu, mais les portes de l'école étaient fermées à clé. La mesure a été levée après l’arrestation.

Le directeur général de la DSLR a salué le travail de ses collègues.

« Je félicite mes collègues pour leur professionnalisme dans la manière dont ils ont calmé les enfants. À l’école, il y avait un climat de calme malgré la situation », affirme-t-il.

Une voiture de police a été stationnée devant l’école jusqu’à l’arrestation d'un suspect. Christian Michalik raconte que les membres du personnel et les élèves ont vécu des moments très difficiles sur le plan émotionnel.

« Si l’École Van Belleghem a pu naviguer à travers ça, c’est grâce à un effort communautaire. Ils étaient là, enseignants, élèves et parents, à s’appuyer les uns les autres », ajoute-t-il.

Il affirme que le personnel de la division scolaire est disponible pour venir en aide aux élèves et aux membres du personnel qui auraient besoin de parler.

« Il y aura un appui de la part des collègues au bureau divisionnaire. On sera à l’écoute et on verra », affirme Christian Michalik.

Une enquête complexe et coûteuse

De son côté, le sergent Murray indique que les menaces faites sur Internet ne paraissaient pas crédibles ou connectées. Selon lui, l’enquête pour identifier les auteurs des messages s’est révélée « extrêmement complexe ».

Les policiers ont dû faire appel à des entreprises contrôlant les plateformes de média social situées outre-mer pour identifier les usagers. Plusieurs d'entre eux ont collaboré à l’enquête, qui aurait coûté 45 000 $ à la police.

« Les enquêteurs ont l'impression que, au moment de proférer ces menaces, les enfants ne pensaient pas qu’ils allaient être arrêtés pour ça », mentionne le sergent Murray. « Ils ont peut-être pensé qu’ils étaient anonymes parce qu’ils étaient en ligne. Mais la réalité, c’est qu’hier, ces deux garçons étaient interrogés par des policiers dans une salle et qu’à un certain moment, l’un d’eux a été menotté. »

Les garçons sont accusés d’avoir proféré ou transmis des menaces de mort ou de blessures corporelles. La police ne donne pas de détails sur la nature de ces menaces pour éviter d’en voir de similaires à l’avenir, explique le sergent Murray.

Les garçons ont été arrêtés mardi et remis à la garde de leurs parents sur la promesse de comparaître devant la cour. La police ne peut dire s’ils fréquentent une des écoles ayant reçu les menaces. L’identité des enfants est protégée par la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.

Une adolescente de 14 ans a aussi été accusée la semaine dernière après des menaces proférées à l’endroit de l’École Arthur Day Middle School, le 14 janvier, soit trois jours avant celles de la semaine dernière.

Un appel aux parents

Les policiers voient dans ces incidents une bonne occasion pour les parents de parler à leurs enfants de leurs interventions sur les médias sociaux.

« Les parents de ces deux garçons n’ont probablement jamais pensé que leur enfant pouvait faire une chose pareille. Cela peut arriver à n’importe qui. Et parfois, les enfants, je ne pense pas qu’ils comprennent l’impact de ces gestes sur la société », indique le sergent Murray en faisant allusion aux coûts associés à l’enquête et à la sécurité accrue dans les écoles concernées.

Il insiste sur l’importance de parler avec les enfants de sujets comme ce qu'ils font sur Internet, l’anonymat et les menaces. « Plusieurs parents ont vécu un grand stress, ils étaient inquiets pour leurs enfants et les ont gardés à la maison, dit-il. Cela a eu un effet important, non seulement sur le service de police, mais aussi sur la communauté dans son ensemble. »

Le sergent Murray espère que le fait de parler avec les enfants pourra éviter de faire face à de telles situations à l’avenir.

Manitoba

Justice et faits divers