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Flamboyantes, fabuleuses et estriennes

Miss Fontaine, Gina Gates, Taylor De Vil et Samantha Barnack

Quelques membres de la troupe House of Gates

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Fanny Lachance-Paquette

Alors que les drag queens peuplaient surtout les bars de Montréal et Québec, voilà qu'elles ont pris d'assaut les bars de région, dont Les Grands-Ducs de Wellington à Sherbrooke. Portraits des nouvelles drags estriennes.


Gabriel Germain alias Gina Gates

Une photo d'un jeune homme à gauche. Le même homme métamorphosé dans son personnage de drag queen à droite. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gabriel Germain se transforme en Gina Gates.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Membre fondateur de la House of Gates sherbrookoise, Gabriel Germain se voit comme le guide de ses recrues. Il le dit franchement, sans lui il n’y aurait pas de troupe de drag queens en ce moment à Sherbrooke.

Son nom de groupe n’a pas été choisi au hasard, gates fait référence aux différentes portes, aux différentes types de personnages représentés au sein de son équipe. Son personnage de Gina Gates a un look glam, pratique le burlesque et porte la barbe.

C’est mon but de jouer avec ça [la confusion des genres] parce que je trouve ça important que les gens comprennent qu’il y a plusieurs diversités de drags.

Gabriel Germain
Une drag queen sur scène vêtue d'une bustier et d'une petite culotte. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gina Gates lors de l'un de ses numéros burlesques au bar Les Grands-Ducs de Wellington.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Designer graphique de métier, le Sherbrookois a commencé sa carrière de drag il y a un peu plus d’un an. Instigateur de deux Sherby Drag Race et producteur de House of Gates, il veille à la direction artistique de la troupe et au recrutement.


Marc Richard alias Samantha Barnack

Une photo d'un jeune homme à gauche. Le même homme métamorphosé dans son personnage de drag queen à droite. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marc Richard se transforme en Samantha Barnack

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Calme et posé, Marc Richard ne s’imaginait jamais devenir un jour drag queen. Mais comme fonctionnaire du domaine de la santé, il trouvait bien peu de façon d’exploiter sa créativité au quotidien.

Loin de l’image très sexuelle et vulgaire souvent collée aux drag queens, son personnage de Samantha Barnack est plutôt un hommage à la femme au foyer des années 50.

Je l’ai essayé une fois, j’y ai pris goût. Ça m’a transformé en une personne plus complète.

Marc Richard
Une drag queen sur scène. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Samantha Barnack en performance aux Grands-Ducs de Wellington.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Gagnant de la deuxième édition de la Sherby Drag Race, il fait partie de la troupe depuis novembre seulement.


Alex Martin alias Taylor De Vil

Une photo d'un jeune homme à gauche. Le même homme métamorphosé dans son personnage de drag queen à droite. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Alex Martin se transforme en Taylor De Vil

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Alex Martin était le genre de gars à monter sur les caisses de son dans les bars et à faire du lipsync sur la chanson qui jouait à tue-tête dans les hauts-parleurs.

Participant du premier Sherby Drag Race en avril 2018, le montréalais fait la route vers Sherbrooke à tous les mois pour participer aux productions mensuelles de House of Gates. Pour lui, commencer dans une troupe régionale était plus simple, moins compétitif que de commencer dans la métropole.

Si l’opportunité se présente [d’en faire une carrière] je dirais pas non.

Alex Martin
Une drag queen sur scène. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Taylor De Vil lors d'une performance aux Grands-Ducs de Wellington.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Son personnage de Taylor De Vil est ce qu’on appelle dans le milieu une fishy queen c’est-à-dire qu’une fois sa métamorphose en drag queen complétée, il ressemble à s’y méprendre à une femme. Ancien étudiant en design de mode, il voit dans la création de ses costumes l’occasion de mettre en pratique ses compétences.

Plus à l’aise dans sa pratique, il souhaite désormais percer le marché montréalais.


Nicolas* alias Miss Fontaine

Une photo d'un jeune homme à gauche. Le même homme métamorphosé dans son personnage de drag queen à droite. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nicolas* se transforme en Miss Fontaine

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

C’est un déguisement de Jasmine, la compagne d'Aladdin, lors d’une fête d’Halloween à l’Université qui a allumé l’étincelle drag queen chez Nicolas.

Les parents des autres drag queens sherbrookoises apprécient le travail de leur fils. Ils aiment montrer des photos de leurs transformations à leurs proches et plusieurs d’entre eux sont même allés les voir en spectacle. Ce n’est pas le cas des parents de Nicolas.

Des photos de Nicolas en Miss Fontaine ont créé bien des remous dans la famille. Son père l’a notamment sermonné sur les impacts que de telles photos pourraient avoir dans sa recherche d’emploi future. Malgré la déception, le jeune homme originaire de St-Hyacinthe comprend la réaction de son paternel: Je comprends d’où il vient. Si on avait été élevé à Montréal, à côté du quartier gai. Je lui aurais dit “wake up regarde à côté de toi”. Résultat: il continue ses apparitions en tant que Miss Fontaine aux Grands-Ducs de Wellington, mais évite toute exposition sur les médias sociaux.

De rencontrer d’autres drag queens [...] de rencontrer d’autres gens dans la communauté LGBT m’a permis de m’ouvrir plus, de me sentir plus à l’aise.

Nicolas

Nommé Miss Personnalité lors de la première Sherby Drag Race, son implication au sein de la troupe varie selon l’attention qu’il doit porter à ses études en musique. C’est d’ailleurs son champ d’études qui le démarque sur scène puisqu'il lui arrive de chanter lors de certaines soirées.

*Nicolas est un nom fictif

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