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Extradition de la dirigeante de Huawei : la Chine dénonce une « brimade » des États-Unis

Une femme asiatique porte une oreillette et regarde vers sa droite. Elle est vêtue en noir.
La directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, a été arrêtée le 1er décembre 2018 lors d'une escale à l'aéroport de Vancouver. Photo: Reuters / Alexander Bibik

La Chine a accusé mercredi les États-Unis de faire des « brimades » après la confirmation par les autorités américaines qu'elles demanderaient bien l'extradition de la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, en liberté surveillée au Canada.

Washington doit faire une requête d'extradition avant le 30 janvier à l'encontre de la directrice financière du groupe, actuellement à Vancouver. L'arrestation de Meng Wanzhou le mois dernier a déclenché une crise diplomatique.

« Il s'agit avant tout d'un comportement visant à brimer [la Chine] dans le secteur technologique. Tout le monde peut voir très clairement quel est l'objectif réel [des États-Unis] », a déclaré mercredi la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying.

« Washington fera tout ce qui est en son pouvoir pour étouffer les entreprises chinoises du secteur des hautes technologies, et contrer le droit légitime de la Chine à se développer », a-t-elle lancé lors d'un point presse.

La fille du fondateur du géant chinois des télécoms a été arrêtée le 1er décembre à l'aéroport de Vancouver à la demande de Washington. Elle a depuis été libérée sous caution.

Les États-Unis la soupçonnent de complicité de fraude pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran.

« Nous continuerons à demander l'extradition de Mme Meng Wanzhou et nous nous plierons aux délais fixés par le traité d'extradition entre les États-Unis et le Canada », avait dit mardi un porte-parole du ministère américain de la Justice, Marc Raimondi.

Selon cet accord, les États-Unis ont 60 jours après une arrestation réalisée à leur demande pour officialiser leur requête d'extradition.

Une fois qu'ils auront transmis leur demande d'extradition, le ministère canadien de la Justice aura 30 jours pour délivrer « un arrêté introductif d'instance », qui ouvre officiellement le début de la procédure d'extradition.

En raison des différents recours possibles, celle-ci peut ensuite durer des mois, voire des années.

La Chine reproche au Canada de répondre aveuglément à une demande des États-Unis qu'elle considère comme politiquement motivée. Elle appelle régulièrement Ottawa à libérer la dirigeante et à corriger sa « grave erreur ».

L'arrestation de la dirigeante de Huawei a déclenché une crise diplomatique entre Ottawa et Pékin. La Chine a depuis notamment arrêté deux Canadiens et un tribunal chinois a condamné à mort un troisième. Les autorités chinoises assurent que ces mesures ne sont pas liées à l'affaire Huawei.

Avec les informations de Agence France-Presse

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