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Des étudiants veulent rendre l’UQAC carboneutre et zéro déchet

Des étudiants mangent et travaillent près de la cantine
Des étudiants installés près de la cantine de l'UQAC Photo: Radio-Canada / Mélissa Savoie-Soulières
Radio-Canada

Deux étudiants de l'Université du Québec à Chicoutimi rêvent d'une institution carboneutre et zéro déchet d'ici 2022. Pour que l'université y arrive, ils présenteront leur plan à tous les étudiants en assemblée générale.

En mai dernier, l'établissement a accueilli le congrès de l'Association francophone pour le savoir, l'ACFAS.

Même avec 3000 congressistes, l'université a réussi à faire de ce congrès un événement carboneutre et presque zéro déchet en produisant seulement 40 grammes de déchets par personne, souligne l’étudiant en histoire Adrien Guibert-Barthez.

On félicite l’UQAC de le faire pour certains événements, mais on pense que c’est possible de le faire à l’année longue, soutient-il.

Les deux jeunes voudraient que leur université soit complètement carboneutre d'ici 2022, mais aussi zéro déchet.

Mercredi, ils demanderont à l'ensemble des étudiants de l'UQAC d'adopter un plan d'action en ce sens.

Au sein de l’UQAC, on devrait se parler davantage d’environnement, affirme Adrien Guibert-Barthez. Il doit y avoir plus d’une centaine de réunions diverses, de comités divers à l’UQAC, mais il manque selon nous un comité central qui parlerait de transition énergétique.

Appelons les gens à le faire et proposons-leur une série de mesures qui sont dans le plan.

Adrien Guibert-Barthez

L’étudiant en histoire souligne que le comité aurait le mandat d’évaluer ces orientations.

Initiatives en place à l'UQAC

Déjà, les bâtiments sont carboneutres depuis 2016 à l’UQAC puisque des arbres sont plantés pour compenser leur émission de gaz à effet de serre.

Il reste donc à rendre les activités de l'UQAC carboneutres et à en faire un établissement zéro déchet.

La direction est ouverte aux idées des étudiants. Le directeur du service des immeubles et des équipements, Frédéric Desgagnés, donne quelques exemples d'initiatives déjà en place.

On fait des petits gestes. On a des îlots de récupération. Déjà, dans les classes, il n’y a pas de poubelles. Ce sont des îlots de récupération extérieurs. On a un employé qui en fait le tri pour s’assurer qu’on en fait une bonne gestion.

Des contenants en plastique sur l'étalage de la cantineSur l'étalage de la cantine, l'UQAC a remplacé certains contenant de carton en plastique. Photo : Radio-Canada / Mélissa Savoie-Soulières

Il ajoute que le congrès de l’ACFAS a aussi laissé certains legs.

Par exemple, le papier à main est maintenant récupérable dans les salles de bains de l’institution. L'établissement mise aussi sur le transport en commun avec le projet Accès libre. La cantine et la cafétéria de l'UQAC font aussi des efforts en remplaçants les emballages de styromousse par du carton.

La Chaire en éco-conseil de l’UQAC salue l’initiative des étudiants qui souhaitent pousser encore plus loin la démarche.

Selon le directeur de la Chaire, il faut d’abord connaître la quantité de gaz à effet de serre que l’Institution émet. Il faut d’abord réduire la production de ces GES, puis les compenser.

Ce qui est intéressant, c’est que l’université en connaissant les principales sources de gaz à effet de serre peut maximiser les interventions qui vont lui permettre de les réduire avant de les compenser, conclut-il.

D'après le reportage de Mélissa Savoie-Soulières

Saguenay–Lac-St-Jean

Environnement