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La stratégie économique de Legault en France : « une bonne idée », dit une ancienne déléguée

Ginette Chénard à l'antenne de RDI économie

La coprésidente de l'Observatoire sur les États-Unis à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'UQAM, Ginette Chénard

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Ginette Chenard, ancienne déléguée du Québec à Atlanta, estime que la stratégie économique du premier ministre François Legault pour attirer les investisseurs français au Québec est « une très bonne idée ».

Plus tôt cette semaine, François Legault et le président de la France, Emmanuel Macron, se sont mis d’accord pour donner « une nouvelle impulsion » aux relations commerciales entre le Québec et la France.

Ils ont convenu qu’un meilleur maillage entre les communautés d’affaires de part et d’autre de l’Atlantique permettrait d’augmenter les exportations.

Selon Ginette Chenard, la collaboration entre les différentes équipes sur le terrain est plus efficace pour attirer les investissements étrangers au Québec.

« Les gens sur place connaissent bien la région. Ils ont des contacts et peuvent en faire profiter les conseillers en placement », explique-t-elle en entrevue à RDI économie.

L’idée de faire un maillage entre Investissement Québec et les délégations, les bureaux du Québec ou les antennes du Québec à l’étranger est une très bonne idée.

Ginette Chenard, ancienne déléguée du Québec à Atlanta

Celle qui est également la coprésidente de l'Observatoire sur les États-Unis à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'UQAM croit qu’il est important de donner aux partenaires une image d’unité. « On crée beaucoup de confusion chez nos partenaires quand on approche les gens en silo », dit-elle.

« Lorsqu’on clarifie les choses et qu’on ne donne pas l’impression de marcher en rangs séparés […] je pense que c’est une formule gagnante. »

Des carrefours entre l’Europe et l’Amérique du Nord

François Legault a indiqué vouloir revoir sa politique de relations internationales pour y donner un accent plus économique. Dans un même souffle, indique Ginette Chenard, il a émis la possibilité de développer ce qu’il appelle un axe France-Québec.

Elle ajoute que cet axe serait « susceptible éventuellement de faire en sorte que le Québec et la France deviennent des carrefours pour les investissements et les échanges commerciaux entre l’Europe et l’Amérique du Nord ».

Pour y arriver, dit-elle, il faut « voir les choses un peu différemment et d’abord développer cet axe-là en France même », par « différents moyens, des alliances régionales et des maillages d’entreprises très ciblés en fonction de nos objectifs ».

Ginette Chenard soutient qu’il est important de changer un peu les façons de faire pour saisir les « occasions d’affaires qui existent là-bas ».

Elle rappelle que le Québec n’est pas seul à vouloir attirer les investissements français chez lui et que « la concurrence est féroce ».

Mme Chenard trouve étonnant que, jusqu’à maintenant, le Québec, qui a déjà développé des liens approfondis dans d’autres domaines avec la France, n’ait pas réussi à développer davantage ses liens commerciaux.

« Il faut s’y prendre différemment, être plus stratégique », croit-elle.

François Legault, pour sa part, est optimiste. Il repart de sa mission en France satisfait et assuré que « dès les prochains mois, on [verra] augmenter les exportations et les investissements étrangers au Québec ».

La France est le deuxième investisseur étranger au Québec. On compte plus de 300 filiales d’entreprises françaises établies dans la province.

Relations internationales

Économie