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Regain de tension entre le Venezuela et les États-Unis

Le vice-président des États-Unis, Mike Pence.

Le vice-président des États-Unis, Mike Pence

Photo : Reuters / Joshua Roberts

Radio-Canada

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a demandé mardi à ce que les relations diplomatiques avec les États-Unis soient revues. Il doit annoncer de nouvelles mesures dans les prochaines heures, en réaction à l'appel du vice-président américain à soutenir l'opposition vénézuélienne.

Le Venezuela a accusé la Maison-Blanche d’appeler à un coup d’État après que le vice-président américain, Mike Pence, eut donné son appui à l’opposition et qualifié Nicolas Maduro de « dictateur sans prétention au pouvoir légitime ».

Le président Maduro a déclaré mardi à la télévision d’État qu’en donnant son appui à l’opposition, Mike Pence a atteint le point le plus bas en 200 ans dans les relations entre les deux pays.

Dans une vidéo rendue publique mardi, Mike Pence affirme que les Vénézuéliens ont le « soutien indéfectible » des États-Unis dans leur effort de restaurer la démocratie dans leur pays.

Nicolas Maduro n’a pas remporté la présidence lors d’une élection libre et juste. Et il maintient son emprise en emprisonnant tous ceux qui osent s’opposer à lui.

Mike Pence, vice-président des États-Unis

Les États-Unis se joignent ainsi à d’autres nations « éprises de liberté », dit le vice-président, en reconnaissant l’Assemblée nationale comme étant le « dernier vestige d’une démocratie » au Venezuela.

Mike Pence indique appuyer la décision du président de l’Assemblée nationale et chef du parti d’opposition Volonté populaire, Juan Guaido, de déclarer Nicolas Maduro comme étant un « usurpateur » et appelle à la création d’un gouvernement de transition.

Le président de l'Assemblée nationale du Venezuela, Juan Guaido, tenant une copie de la Constitution dans ses mains.

Le président de l'Assemblée nationale du Venezuela, Juan Guaido, tenant une copie de la Constitution lors d'un point de presse le 21 janvier à Caracas

Photo : Reuters / Stringer .

Des manifestations prévues mercredi

Le vice-président Pence a également demandé au peuple vénézuélien de se faire entendre lors des manifestations contre Nicolas Maduro, qui doivent se dérouler mercredi à travers le pays.

L’opposition, majoritaire au Parlement, appelle les citoyens à manifester pour réclamer un gouvernement de transition et la convocation d'élections libres. Il s'agira de la première mobilisation d'envergure après les grandes manifestations de 2017, qui ont fait quelque 125 morts.

L'opposition conteste le résultat de l'élection présidentielle du 20 mai 2018, non reconnu par une bonne partie de la communauté internationale. Elle a déclaré illégitime Nicolas Maduro, investi pour un deuxième mandat le 10 janvier.

Soulèvement de militaires et émeutes violentes

Un manifestant marche près d'une voiture en feu.

Un manifestant marche près d'une voiture en feu lors d'une émeute près d'un avant-poste de la Garde nationale vénézuélienne à Caracas

Photo : Reuters / Carlos Garcia Rawlins

C’est dans ce climat tendu qu’une trentaine d'émeutes ont eu lieu lundi dans différents quartiers de la capitale Caracas en appui à la tentative de soulèvement de 27 militaires contre le régime. Certaines de ces manifestations violentes se sont poursuivies jusqu’à l’aube mardi.

Le gouvernement Maduro a déclaré mardi que le groupe d’officiers qui a dérobé les armes en a remis une partie au parti Volonté populaire, qui a démenti cette information.

La formation d’opposition estime que le gouvernement tente de faire oublier le mécontentement au sein de l’armée en accusant le parti d’avoir volé les armes.

Le gouvernement a par ailleurs plusieurs fois qualifié Volonté populaire d’organisation terroriste.

Avec les informations de Associated Press, et Reuters

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