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Le nom d'une femme abénaquise pour le futur pont des Grandes-Fourches ?

Le futur pont des Grandes-Fourches, à Sherbrooke. Les élus ont choisi un concept loin du modèle traditionnel. Ce sera un pont haubané.
Le futur pont des Grandes-Fourches, à Sherbrooke Photo: Ville de Sherbrooke

Le nom du futur pont des Grandes-Fourches devrait-il être en mémoire d'un homme d'affaires de la région ou encore en l'honneur d'une femme abénaquise ? Les deux propositions sont désormais sur la table à la suite de la proposition de deux citoyens, dont l'ex-maire de Sherbrooke, Jean Perrault.

Une porte-parole du groupe pour la Promotion des Estriennes pour Initier une nouvelle équité sociale (PEPINES) a proposé le nom d'une femme abénaquise en l'honneur de la présence historique des autochtones sur le territoire sherbrookois.

L'architecture du nouveau pont signature, avec ses haubans en forme de tipi, est un symbole qui nous servira à nous rappeler la présence de la communauté abénaquise. Alors, pourquoi ne pas choisir un nom d'une femme abénaquise ? soulève Joanie Martin Guay, en ajoutant qu'il s'agit d'une question de parité.

Ce serait davantage en cohérence avec l'essence et la symbolique du pont signature.

Joanie Martin-Guay

Selon les chiffres avancés par l'organisme, seuls deux ponts de l'Estrie sur un total de 127 porteraient le nom d'une femme et moins de 1 % de tous les ponts du Québec.

Pour le moment aucun nom précis n'a été avancé.

Des représentants du regroupement PÉPINES ont approché le Grand Conseil de la Nation Wanban-Aki. Ce dernier souhaiterait participer à la réflexion en proposant le nom d'une femme lors du prochain conseil municipal.

L'homme derrière les ponts

Pour sa part, l'ex-maire de Sherbrooke, Jean Perrault a fait un plaidoyer en faveur du nom Richard Royer, en mémoire de l'homme d'affaires et ingénieur de renom décédé en novembre 2018.

Il a fondé l'entreprise Teknika qui a participé à la construction de plusieurs ponts de la région.

Depuis toujours la ville de Sherbrooke a un devoir de mémoire pour les citoyens qui ont fait une différence exceptionnelle pour la communauté, souligne l'ancien politicien.

M. Royer est une personne qui a toujours souhaité que son engagement fasse la différence à Sherbrooke, rappelle M. Perrault. C'est un homme de coeur, il a réussi à transmettre ses valeurs à la communauté, par toutes ses implications sociales et sportives.

La Chambre de commerce a décerné le tire de « Grand Estrien » à Richard Royer lors d'un gala en 2001. Il a également occupé le poste de président du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.

Les deux propositions devront toutefois être officiellement soumises au comité de la toponymie qui sera responsable de faire une recommandation finale aux élus.

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