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Internet est toujours difficile d'accès dans le Nord de l'Ontario

Un cercle partiellement complet indique l'état de progression du téléchargement d'une vidéo sur la plateforme Youtube.
Les résidents de Dubreuilville doivent souvent être patients lorsqu'ils souhaitent visionner des vidéos en ligne. Photo: Radio-Canada / Mathieu Grégoire
Mathieu Grégoire

La majorité des Canadiens tiennent pour acquise une bonne connexion internet. Malheureusement, ce n'est pas le cas dans plusieurs communautés rurales du Nord de l'Ontario. Cinq municipalités et quatre Premières Nations du Nord-Est se sont donc unies pour développer un nouveau réseau de distribution internet à large bande.

La vitalité économique de la région en souffre grandement, selon un des organismes qui dirigent le mouvement, la Corporation du développement économique et communautaire de Dubreuilville.

Nous tombons dans une fracture numérique. [...] Qui veut, en cette ère numérique en 2019, vivre dans une communauté sans un réseau haut débit adéquat ?

Melanie Pilon, agente de développement économique à la Corporation du développement économique et communautaire de Dubreuilville

Melanie Pilon soutient qu’une connexion à haut débit représente le fondement de tout nouveau projet de développement économique dans la région. Cet accès, comme dans les centres urbains, représente pour les communautés de la région la pierre angulaire des stratégies pour attirer de nouveaux résidents et retenir les jeunes qui y sont déjà.

L'instabilité du réseau internet dans la région a un impact jusque dans les salles de classe. Pour maximiser la rapidité de connexion, lorsqu’un groupe d’élèves de l’École St-Joseph de Dubreuilville travaille au laboratoire informatique, tous les autres élèves de l’établissement doivent s’abstenir d’utiliser des outils en ligne.

Si on avait un accès plus rapide, c’est certain que tous les professeurs pourraient accéder à leurs ressources en ligne en même temps et le nombre d’utilisateurs serait plus grand.

Philippe Lacroix, directeur de l’École St-Joseph à Dubreuilville

La fibre optique serait la solution

Le groupe derrière le projet vise à connecter ses partenaires à un réseau de fibre optique. Une étude de faisabilité a été effectuée et une projection de ce qui reste à faire a aussi été préparée. Melanie Pilon estime qu’il faudrait 10 millions de dollars pour compléter le réseau.

Dans certains cas, il ne suffirait que d’ajouter quelques kilomètres de nouveaux câbles aux poteaux de télécommunications existants. Mais pour d’autres communautés, comme Dubreuilville, il faudrait bâtir à neuf une ligne de transmission entre le village et le point d’accès à la fibre optique le plus proche qui se trouve à une trentaine de kilomètres de là.

Communautés participant au projet :

  • Dubreuilville
  • Chapleau
  • Wawa
  • Hornepayne
  • White River
  • Première Nation Brunswick House
  • Première Nation Chapleau Cree
  • Première Nation Michipicoten
  • Première Nation Pic Mobert

Le financement incertain

Mme Pilon et son équipe espèrent convaincre Bell Canada d’implanter le réseau proposé. Pour maximiser ses chances, le groupe tente de réduire la facture en obtenant des octrois des gouvernements fédéral et provincial. Une demande de subvention a d’ailleurs été soumise à la Société de gestion du fonds du patrimoine du Nord de l’Ontario. « Nous avons déposé nos demandes avant les échéances en 2018, maintenant nous attendons », explique Melanie Pilon.

Le groupe prévoit aussi déposer une demande au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). Celui-ci cherche à augmenter l’accès des Canadiens à une connexion large bande et s’est doté d’un fonds de 750 M$ pour aider les communautés rurales à y arriver. Les critères d’éligibilité au programme d’aide ne seront connus que plus tard cette année.

Le CRTC s’est donné comme objectif de permettre à 90 % des Canadiens d’avoir accès à une vitesse de téléchargement atteignant les 50 mégaoctets par seconde d’ici 2021.

Toronto

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