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Des conditions extrêmes à l’origine du carambolage de lundi

Une longue filée de voitures derrière trois déneigeuses.

Le convoi routier qui a permis à de nombreux automobilistes pris derrière le carambolage de traverser la réserve faunique des Laurentides lundi après-midi.

Photo : Radio-Canada / Yvon Guignard

Radio-Canada

Les conditions météo extrêmes enregistrées lundi seraient l'unique cause du carambolage survenu dans la Réserve faunique des Laurentides lundi matin et de la fermeture de la route 175 pendant 12 heures.

C’est du moins ce qu’ont indiqué, mardi, les porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ) et de Transports Québec.

Hugues Beaulieu et Andrée-Anne Duchesne ont expliqué qu’un corridor de vent violent, couplé à une chaussée glacée depuis plusieurs jours, a rendu la conduite particulièrement difficile.

Selon les rapports préliminaires de la SQ, le carambolage s'est produit à 9 h 30, en direction sud.

Sept ou huit véhicules ont été accidentés, dont un camion lourd.

Cinq autres voitures ont dû être remorquées parce qu'elles s'étaient embourbées dans la neige.

Les gens impliqués ne savent pas trop ce qui s'est passé eux-mêmes. La visibilité était complètement nulle. Donc, savoir qui est le premier véhicule et qui est le quatrième véhicule (du carambolage), pour le moment, ce n'est pas possible, a résumé Hugues Beaulieu.

La SQ conclut donc que les conditions météo, très localisées, sont à l’origine de l'accident.

Un blizzard intense déferlait sur presque deux kilomètres.

Il était difficile pour les conducteurs de s'arrêter sans risquer de provoquer un accident.

Transports Québec abonde dans le même sens.

Depuis la période des Fêtes, la route 175 demeure glacée à plusieurs endroits parce que le sel est inefficace lorsqu’il fait plus froid que - 15 degrés Celsius.

Il faut alors utiliser du sable.

Les entrepreneurs mettent beaucoup de sable, mais c'est souvent balayé. Tous les efforts sont mis, mais c'est certain que tant qu'on [n’] aura [pas] une température en haut du - 15 degrés Celsius, ça va être difficile de pouvoir déglacer les routes, relève Andrée-Anne Duchesne.

Vents violents et accumulation de neige

La porte-parole de Transports Québec ajoute que la 175 a dû être fermée à la hauteur de Laterrière parce que les conditions étaient toujours mauvaises.

Yvon Guignard, un employé de Radio-Canada, conduisait l'un des véhicules escortés par convoi en milieu de l'après-midi.

Photo : Radio-Canada/Luc Hains

Lorsque le convoi s'est déplacé pour passer où l'accident avait eu lieu, je peux vous dire que les vents étaient très violents et que la neige s'accumulait de façon exponentielle sur la route. Malgré l’escorte, c'était très difficilement carrossable et c'était dangereux, a-t-il témoigné.

Même s'il s'agit parfois d’une décision difficile, la SQ rappelle qu'il est sage d’éviter de prendre la route lorsque les conditions sont aussi mauvaises.

Transport Fernand Gilbert, l’entreprise responsable du déneigement dans la portion sud de la Réserve faunique des Laurentides, n’a pas voulu commenter.

Elle préfère laisser la parole à Transports Québec.

Josée néron indulgente

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, se fait indulgente à l'égard du ministère des Transports.

Elle admet que la fermeture de la route peut être très désagréable pour les automobilistes, mais elle indique que le ministère gère certains facteurs de risque et doit s'assurer de la sécurité des citoyens.

Josée Néron promet de discuter du dossier lors d'une prochaine discussion avec les fonctionnaires du MTQ.

Selon un reportage de Gilles Munger

Saguenay–Lac-St-Jean

Conditions météorologiques